Beaucoup de coureurs ne se sont pas attaqués au record de l’heure. Beaucoup de grands même. Un débat dans lequel nous ne prendrons pas position. MERCKX l’a fait, GILBERT ne le fera pas. Chacun son truc. Des tentatives ont été intéressantes, pas toutes. Est-il finalement aussi attrayant qu’il en a l’air ? Pour le coureur, pour ses sponsors, pour les spectateurs. Déjà, tourner durant une heure à fond les manivelles sur une piste, cela doit être lancinant et dur. Ceux qui l’ont pratiqué n’ont pas tous opté pour une préparation longue et scientifique. Au niveau de la publicité, il semble évident que tant pour les sponsors que pour les fabricants de matériels, il s’agit d’un bel événement. Nous avons assisté à des records où il n’y avait personne dans les gradins. D’autres où c’était la grande foule. Le spectateur a peut-être besoin du suspens des derniers tours pour savoir si le « mur du son » est passé. Revenons brièvement sur son histoire. Né en 1893, c’est Henri DESGRANGES (Fr) qui établi le premier record à 35,325 k/h. Nous passons volontairement les suivants, car ils sont relativement nombreux, pour citer Giuseppe OLMO (It) qui a été le premier à passer les 45 k/h avec 45,090 en 1935. Soit 42 ans plus tard. Jusqu’en 1972 et le record de l’heure de MERCKX porté à 49,431 k/h, les vélos étaient restés assez identiques. Quoique, il y a eu des records sur vélos couchés avant que les règlements ne soient plus contraignants. Les vélodromes utilisés comme PARIS, MILAN, MOSCOU, MANCHESTER étaient similaires. Sous l’ère de MERCKX et RITTER ils avaient déjà un peu changé puisque ces champions ont tenté leur chance, en altitude, à MEXICO. Nous n’étions plus dans un record au niveau de la mer. Enfin, les vélos ont commencé à prendre des formes bizarres. Souvenez-vous de ceux de Chris BOARDMAN ou de Graeme OBREE. De petites roues à l’avant et des cadres disproportionnés, des soutiens pour les bras et des carénages quelques fois. Sans parler de l’esthétique !!! En 2012, l’UCI a mis fin à la course à l’armement pour éviter de le dénaturer. Elle a légiféré. Pour établir un record de l’heure, il faut dorénavant : « deux roues d’égal diamètre ; la roue avant est directrice ; la roue arrière est motrice, actionnée par un système de pédale agissant sur une chaîne. Le coureur doit être en position assise sur sa bicyclette. Cette position requiert les seuls points d’appui suivant : le pied sur la pédale, les mains sur le guidon, le siège sur la selle ». C’est clair. (mais il y a déjà eu des changements en 2014 avec l’autorisation des roues pleines et le prolongateur de guidon) En l’état, il y a l’ancien règlement et le nouveau règlement. C’est toujours Chris BOARDMAN qui est détenteur du record en 56,375 k/h. Nous avouons que tout cela est bien compliqué. Sachant que c’est Bradley WIGGINS qui, avec 54,526 k/h, est le détenteur sous le nouveau règlement. Ajoutez que l’UCI a déterminé des catégories d’âges et vous aurez compris qu’il y a bien une quinzaine de rouleurs qui peuvent se targuer de pouvoir porter le titre. Le dernier en date est Robert MARCHAND. Il a fait 22,547 k/h en 2017, dans la catégorie des + de 105 ans. Le record de l’heure, une affaire qui tourne !!!
LE RECORD DE L’HEURE ?
Publié par DU CYCLISME POUR TOUS
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