LES ÉCUREUILS DOIVENT-ILS ENCORE TOURNER DURANT SIX JOURS ?

En 1983, c’était une grande question à laquelle, vous allez le voir, la réponse fut cinglante. Après maintes péripéties, il n’y a finalement plus eu d’écureuils du tout.

Un peu d’histoire. Le SPORTPALEIS d’Anvers (fréquenté par des lessinois puisque THYS, BOONE, BOUCHER et d’autres y ont roulé entre 1935 et 50) a été construit durant de longues années avant d’ouvrir ses portes en 1933. L’inauguration a mis en scène un match Belgique – Pays-Bas. Il pouvait accueillir entre 15.000 et 20.000 spectateurs. Avec un programme attractif, il pouvait forcément remplir les caisses des propriétaires. La famille DE WINTER a cédé ses parts à un groupe luxembourgeois qui a aussitôt mis en place un tournoi de tennis. (CEE : les diamants sont éternels !!!) Si vous êtes un adepte, tout comme nous, du SPORTPALEIS, rappelez vous, il y a eu des concerts (« Supertramp ») du Hard cross (championnat moto indoor), de la boxe, … . La rentabilité était visée. Le cyclisme qui attirait de moins en moins va péricliter à un rythme fou. Les cinq dernières années, à lui seul, il rendait la société déficitaire. A un moment, la date des six jours a été cédée à Paris-Bercy. En 1984, ils ont fait l’impasse. La LVB n’était plus fervente de relancer le vélodrome et les sponsors n’étaient plus attirés. Et puis, n’oublions pas que l’hiver est de moins en moins long pour les coursiers. La piste a donc également moins de place dans un calendrier. Un peu plus tard, des directeurs sportifs comme Peter POST n’étaient plus trop chauds à l’idée d’envoyer des coureurs. C’est paradoxal car il reste le plus grand vainqueur des six jours avec 11 victoires. Les temps changent. La piste n’a plus la même notoriété et elle n’est pas soutenue. Puis est venue l’idée d’organiser en trois jours. D’amener la TV qui était rebelle à ce genre de programme sans grands rebondissements. Finalement, les six jours d’Anvers se sont éteints en 1994. Etienne DEWILDE sera le dernier tenant du titre. En 1956, Stan OCKERS y décédera d’ailleurs à la suite d’une chute. Il était loin, le temps où la SNCB calquait ses horaires sur le programme des épreuves pour permettre aux mordus de rentrer avec les transports en commun.

Étonnant que pour un aspect financier, le cyclisme sur piste ait totalement disparu du paysage anversois. Quand on décortique le palmarès, il faut bien avouer que les plus grands de chaque époque y figurent. VANSTEENBERGEN, VANLOOY, JANSSENS, SERCU, BUYSSE, SIMPSON, MERCKX, MAERTENS, VANDERAERDEN, TOURNE, BAFI, RISSI, CLARK, MARTINELLO, KEISE, … . Vous avez vu la grille de départ de nos jours ? Mais où sont passés nos coureurs ?

Pourtant, le SPORTPALEIS reste un bel endroit pour réaliser des six jours. Mais de là, notre question initiale. Faut-il encore faire des six jours ? Cette réflexion est générale. Il n’y a pas qu’Anvers qui se la pose certainement. Trop longs. Plus vraiment pareils aux anciennes éditions. Le modèle est passé, plus au goût du jour. Pas assez de coureurs connus. Pas assez de retombées médiatiques. Déjà trop de vélo, dans de nombreuses disciplines durant l’année. Et puis, la piste a aussi cette particularité qu’on a l’impression que tout est fait d’avance. Cela nuit à son image.

Notons aussi que les six jours de Bruxelles ont fonctionné de 1912 à 1974. Les derniers six jours français sont ceux de Grenoble qui ont stoppé en 2014. En Allemagne, Brême et Berlin tiennent encore le coup. En Italie, idem pour Pirenzuola, Turin et Arda. Après 50 ans d’arrêt, Londres vient de reprendre. Il reste huit six jours hivernaux. C’est vraiment peu à côté de ce qui se faisait encore il y a une vingtaine d’année. Certains organisateurs y croient encore. Tant que le public suivra et qu’ils pourront payer les intervenants, cela fonctionnera.

Peut-être qu’effectivement les écureuils n’attirent plus les foules. Peut-être aussi, faudrait-il encore une fois revoir la copie. Il faudrait aussi que la télé s’en mêle. Le cross était dans le 36e dessous il y a 30 ans. Vous avez ses parts de marché à l’heure actuelle ? Pourquoi pas un retour à Anvers pour les six jours après tout ?

 

 

ENTRETIEN AVEC LIAM DIMANCHE.

Nous y voilà. Nous aurons quelques entretiens durant la période hivernale mais ils seront moins nombreux que l’an dernier. Trente ou presque, c’est trop pour notre petit groupe.

Bien entendu, il y aura des coureurs site. Ils sont vingt deux mais tous ne passeront pas. Nous aurons également l’entretien de membres de clubs locaux. Et puis, si l’occasion se présente, nous tenterons d’avoir une vedette régionale ou nationale.

Par contre, nous tenterons d’interpeller plus de coureurs, organisateurs et clubs durant l’année, lorsqu’il y aura des événements. Un étalement ne sera pas du luxe.

Alors, ce dimanche, nous débuterons avec le coureur bois-de-lessinois Liam ROBIJNS. Liam en termine avec les débutants et entamera sa première année chez les juniors. Nous ferons le tour du propriétaire et nous vous soumettrons l’analyse de son année, ses attentes, ainsi que d’autres perspectives.

A bientôt et bonne lecture.

QUE LE TEMPS PASSE VITE !!!

1983, Roger CROHIN, Libert PIETERAERENS, Claude PLUME et votre serviteur se mettent dans la tête d’organiser un cyclo cross hivernal à Bois-de-Lessines. De réunions en réunions, le projet prend forme. Le départ aura lieu du Petit Bruxelles, en face du Café « Chez Agnès ». Les vestiaires se tiendront dans leur salle. Le café « Le Peuple » servira également. Son parking sera occupé par Georges BOUILLON et son commerce de hamburgers. Un podium sera installé face au terrain de football. Le circuit occupera le bas de la Place de telle façon à permettre une déviation sur le haut. Un beau parking se trouve d’ailleurs en face des écoles et dans la montée de l’église. Nous prenons les assurances, nous rédigeons les demandes d’autorisation, nous faisons passer des publicités. Un gros challenge se présente. Pas question de faire intervenir la RLVB. Trop chère et trop restrictive. D’ailleurs plusieurs locaux roulaient avec la WIELERSCHOOL de Grammont et nous voulions qu’ils puissent pratiquer dans leur entité. Nous avons donc opté pour une « non licenciés ». Le circuit était connu. Départ du centre, passage du rond-point, descente par DARRAS, bifurcation à gauche vers le terrain de foot que nous longeons jusqu’à la Ruelle « Mannet ».

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A droite, sentier vers le Hameau Baldacq et retour vers la ruelle que vous voyez en photo. Descente de la Rue Baldacq, remontée de la ruelle vers la Place, à droite, vers le local du tir à l’arc et remontée vers le béton.

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A nouveau, descente par DARRAS. Le circuit était court mais exigeant. Nous avions plus de 100 rouleurs. Quelle expédition !!! Pour la petit histoire, au fil du temps, le circuit a évolué. Le local du tir à l’arc ayant été repris, tout comme la société Royale Saint-Gervais et Saint-Protait, par le club moto verte « Les loups », le départ à eu lieu juste en face. Les vestiaires aussi ont changé de lieu d’attache. Une fois dans ceux du foot dirigé par Michel, une autre dans le réfectoire de l’école dirigée par Alain. Il y avait très peu d’affinités avec le Club Animation car ces gens voulaient une forme de monopole sur Bois-de-Lessines. Nous n’avions pas besoin d’eux. Nous ne faisions pas de politique, juste du sport. Puis, avec le temps, nous avons tout de même décidé d’organiser avec la RLVB pour faire plaisir à Marcel. Mais nous nous en sommes mordu les doigts. Les non licenciés ne pouvaient courir qu’avec une licence à la journée. Ajoutez le dossard et on a ramassé des engueulades des coureurs qui pensaient que nous voulions mettre de l’argent en poche alors que tout était destiné à la ligue. Il est clair que cela s’était mal passé. Nous n’avons plus été arrangés les autres années car nous sommes revenus à la formule initiale durant plus de dix ans. Sans compter que la RLVB fulminait et envoyait des sbires pour identifier leurs licenciés. Puis, nous avons ajouté des courses pour jeunes, pour dames, … . Des maillots de champions aussi. Avec le recul, nous avons vu la victoire du très jeune Fred AMORISON. Nous avons vu Luc, son frère bagarrer avec Patrick VERSCHUEREN, un costaud et avec André TUMMELEER de Zwalm ainsi qu’avec Marc BOUILLON. Sans oublier Ronny PARIDAENS. Même Jan BAYENS, un ancien de LOTTO a roulé chez nous. Dirk DURANT, Patrick VANDERPERRE, … ont aussi été de la partie. Claudy CRIQUIELION était présent à chaque reprise pour remettre les fleurs. Puis nous avons innové, la course était ouverte avec une moto d’enduro, celle de Dirk. Roger a dessiné et élagué le bois des DECLERCQ. Ce tronçon était fantastique dans un sous-bois sinueux. Idem pour le bas de la perche. Puis nous avons été dans la prairie du Marquis quasiment jusqu’au château. Jusqu’à la ferme Blanche avec un aller-retour. Dans la prairie de « Marie Tatis ». Nous voulions du nouveau chaque année. Les coureurs recevaient des coupes et fleurs. Nous avons aussi mis de l’argent quand nous en avions. Cette période fut merveilleuse car le public venait en masse dans la troisième semaine de janvier à Bois-de-Lessines. Nous avons tout connu. Du gel à pierre fendre. De la pluie. De la mélasse. De bons moments mais aussi des plus difficiles. Nous avons eu un ou deux blessés. Ce n’est jamais évident à gérer. Nous avons aussi eu des rouspéteurs. Vous pensez bien, barrer la rue de 12h00 à 17h00 pour une course !!! Il y en a même qui ont sorti la voiture en pleine course alors qu’ils savaient, par courrier personnel, que c’était interdit. Ordonnance de police faisant foi. Et puis, il y en a d’autres qui ont été franchement dégueulasses. Faire un feu de bois sec pour créer un épais nuage de fumée afin d’empêcher les coureurs de passer, c’était criminel. La police est intervenue. Et oui, c’est la vie. Tout le monde n’aime pas les courses. Et quand on touche au petit confort dominical, c’est un sacrifice que beaucoup ne sont pas prêts à faire. On a tout connu. Même aller nous faire laver la chaussée. Renverser des barrières, … . Mais cela ne nous a jamais fait reculer. Bien du contraire. Ce que nous retenons, c’est cette fabuleuse ambiance que nous avions créée avec une petite équipe. Le coureur venait d’ailleurs rouler avec plaisir, pour le plaisir. Une bien belle époque. Le temps passe vite. Et dans ce temps qui passe, dernièrement, nous avons été étonnés de voir que plusieurs aspects avaient évolué. Un exemple. De Bois-de-Lessines, un des points les plus hauts de la région avec plus de 70 m, nous n’avons jamais pu voir Flobecq avec ses plus de 160 m. La raison en est simple. Des bois se trouvaient dans la perspective. De nos jours, les peupliers « MARQUEGNIES » ont été rasés, les hêtres de la drève « Marie Jean Dort » sont rasés et ceux de la terre du Marquis viennent de l’être cette semaine.

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La perspective est donc grande ouverte de Bois-de-Lessines à Flobecq. Il est étonnant de voir la carrière de La Houppe d’un point culminant du village. Celui qui participait à nos courses ne s’y retrouverait pas. Le local « Les Loups » a été rasé. Plusieurs ruelles sont impraticables. Des terres sont redevenues des prairies et sont clôturées. Beaucoup d’immeubles ont été construits. Il y a quelques années, nous avons refait un cyclo cross mais avec la ligue WZB. Le but était de faire revivre le cross dans la localité. Quelques jours avant de prendre la décision définitive, nous avons été contacté par un membre du Club Animation qui ne voulait pas d’une activité en même temps que la sienne. Tout ne change donc manifestement pas. Nous avons délocalisé sur Lessines. Le résultat fut bon avec plus de 60 coursiers. Il reste que le lieu n’était pas celui envisagé. Dommage.

C’est tellement facile d’organiser une activité sportive !!! lol

15 NOVEMBRE : FÊTE DU ROI.

La fête du Roi est organisée le 15 novembre. Il ne s’agit pas de la fête de la dynastie contrairement à ce que certains pensent. Un TE DEUM, c’est-à-dire un office religieux, est célébré à cette occasion avec toute la famille et les autorités politiques, religieuses et autres de notre pays. Un événement qui rappelle aussi que nous sommes une Monarchie constitutionnelle. Les temps changent mais le Roi, même avec des prérogatives réduites, reste un élément moteur pour que l' »UNION CONTINUE DE FAIRE LA FORCE ».

Si LCOW ne veut ni de politique, ni de religion dans ses pages. Que nous ne voulons pas plus de racisme, de discrimination, nous prenons fermement position pour ce mode de structure étatique. Peut-être est-ce cela un geste politique ? Après tout, c’est la BELGIQUE.

Bonne fête Majesté.

PREMIER JET … DE MAILLOTS CYCLISTES 2018.

Nous sommes déjà le 14 novembre et pourtant, les nouveaux maillots ne sont pas encore légion à avoir été présentés au public. Mais nous sommes dans les délais. Début décembre, nous y verrons déjà beaucoup plus clair car les équipes vont doucement commencer à se rendre en stage. Souvent, c’est juste avant ou pendant que les nouveautés sont affichées. En attendant, voici un premier jet de maillots pour la saison 2018. Il y a du beau et du plus … discutable, un peu comme chaque année. A vous de choisir lequel jusqu’à présent reçoit vos suffrages.

Notez que c’est dimanche le we de rencontre du TEAM WANTY GOBERT. A cette occasion, il ne fait aucun doute que nous aurons des nouveautés et des nouvelles des coureurs de l’équipe. Le vélo ayant déjà été présenté.

Un nouveau maillot serait (conditionnel) en préparation pour le cyclo club Saint-Roch. Et le Team Papignies en a changé il n’y a pas deux mois.

Dimension data 2017

lotto soudal 2017

drapac connondale 2017

lotto jumbo nl

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NIPO 2017

pap2017

« LE CRIQUE » NOUVEAU VIENT DE SORTIR.

(ne faisons pas la fine bouche mais nous aurions mieux aimer LE CRIQ)

Lors de l’AG de l’ECA, un nouveau livre sur Claudy CRIQUIELION a été présenté au public. « LE CRIQUE » : L’HOMME DERRIÈRE LE CHAMPION de Jean-Michel BODELET, historien habitant La Roche. Un ouvrage de 160 pages qui parle de ceci : « Le 18 février 2015, Claudy Criquielion nous quittait prématurément à l’âge de 58 ans. Nous avons tous encore en mémoire ce sprint aux championnats du monde de Renaix durant lequel, d’un coup de coude, Steve Bauer le prive d’un second sacre mondial. Mais la carrière du « petit gars de Deux-Acren» ne se résume pas à cet épisode. Champion du monde, champion de Belgique, soixante victoires chez les pros, celui qu’on surnommait volontiers «le Crique» a marqué la génération post-Merckx. Derrière le champion se devinait aussi un époux, un papa, un homme discret, droit, au grand cœur. Son dévouement le conduira à embrasser la politique locale dans les dernières années de sa vie. Richement illustré de documents inédits extraits de la collection personnelle de la famille de Claude Criquielion, cet ouvrage relate l’histoire d’un sportif et d’un homme hors du commun au travers de grands moments de cyclisme, de témoignages poignants et d’images exclusives. »

Il est paru aux éditions RENNAISSANCE DU LIVRE le 09/11/2017 et se vend 20€. S’il est déjà possible de l’acheter sur le site de l’éditeur, à l’ECA, vous devez contacter Bernard VANDEPONSEELE pour vous mettre sur une liste. Passez un mail au président de l’ECA qui lui transmettra. C’est tout nouveau, c’est tout chaud.

Encore un livre de plus sur Claudy  ? Non, encore un. C’est bien différent. Cela veut dire que LE CRIQ fait toujours rêver. Il reste plus que jamais un des fers de lance de notre contrée. Le livre ne ressemble à aucun autre puisque la famille y a participé. Par ailleurs, nous l’avons eu en mains et nous pouvons vous dire qu’il est de qualité. Ni trop long ni trop court. Du même auteur, MERCKX, PATTON, VICTOR HUGO et GODEFROID DE BOUILLON.

Voilà un beau cadeau à offrir pour les fêtes de fin d’année. Et si ce n’est pas pour les autres, pourquoi pas pour vous-mêmes ?

AUJOURD’HUI, L’ECA S’EST RECONVERTIE EN DCA. ELLE A ENVOYÉ DU LOURD !!!

Photo. Mme CRIQUIELION, toujours fidèle au poste.

Ce dimanche 12 novembre, l’Entente Cycliste Acrenoise a tenu son assemblée générale à la Coupole Sportive lessinoise ou mieux encore, au hall sportif « Claudy Criquielion ». Nous étions de la partie avec Judith qui officie occasionnellement pour LCOW. Merci à elle. Merci aussi à l’ECA, à Laurent et Guy, pour avoir pensé à nous !!!

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Il y avait du monde dans cet espace tout consacré à Claudy. Vous le savez maintenant, un coin bar est aménagé aux couleurs du liseret de champion du monde et d’un poster mural géant en tenue HITACHI de notre grand champion local. Un bien bel endroit pour tenir de tels événements.

Dans la foule, on reconnait le coureur local Thomas DEGAND. Plusieurs anciens également avec Arno SOETENS, Lionel CAMPAGNOLO (un nom pré destiné) , Sébastien DEMARBAIX, Michel DECLERCQ, Michel CRIQUIELION, … . Il y avait aussi des cyclos des différents clubs locaux. De même que les autres organisateurs de courses de l’entité. La cardiologue et médecin de course du GP était également présente. Top, Godelieve VANHEDDEGEM. N’oublions pas la vingtaine de membres de l’ECA.

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Le Dr VANHEDDEGEM (sac coloré)

C’est volontairement que nous ne montrerons pas d’images avec des particuliers autres que les gens du club. Une AG, cela a un caractère privé, donc nous respectons cette condition.

Le président, Laurent HAEGEMAN a pris la parole pour clôturer 2017. Il y avait à dire. Jacques HAEGEMAN l’a relayé pour présenter 2018. La vidéo est sur Twitter. Est inclus le petit discours de Thomas en live. Ainsi, on apprend que les courses débutants et juniors sont prévues en date du 29/04/2018. Le même jour. Le « GP CRIQUIELION », fixé le 13/05/2018, aura une autre tournure, hors TOP COMPET, en 1.2UCI, mais toujours en collaboration avec Silly, pour la 4eme année. Comme nous le constatons, pas de grands changements pour l’Entente Cycliste Acrenoise. Mais tout de même un GP CRIQ qui va connaître un sérieux lifting. Il y a d’ailleurs de fortes chances que nous aurons plus de professionnels et moins d’équipes espoirs. Le but est d’avoir un meilleur plateau que l’an dernier. Nous n’allons pas vous remémorer les aléas vécus en 2017. Nous avons déjà hâte d’être en 2018 car vu la motivation, nous allons très certainement assister à un beau GP.

Notons que, comme à son habitude, l’ECA nous a réservé une belle surprise. Le coureur de l’équipe WANTY GR GOBERT et bois-de-lessinois, Thomas DEGAND, a été félicité et a reçu un cadeau pour sa participation au Tour de France. Bien !!! A ce moment, Seb doit certainement avoir eu la mémoire très active, lui qui avait aussi fait cette épreuve à plusieurs reprises.

L’avant-midi s’est terminée par un apéritif fraternel et sportif. Les « chemises bleues » ont une fois de plus démontré leur savoir faire et leur envie de toujours garder un cyclisme d’avant garde dans notre région.

Félicitations aux membres !!! Encouragements.

N.B : Un autre article évoquera la seconde surprise en soirée. Il est bien entendu que nous reviendrons en long et en large sur les épreuves durant l’hiver.

 

11 NOVEMBRE : L’ARMISTICE.

Affiche de ONACVG.

Tout d’abord, un peu d’Histoire et de précisions. Le 11 novembre 1918 est un armistice, c’est à dire un « cessez-le-feu » de la guerre 14-18. Les puristes voulaient lui donner le terme de capitulation mais pour apaiser les populations, c’est le terme premier qui a été retenu. Par contre, la capitulation sans condition du III Reich a eu lieu le 08 mai 1945. Soit après la seconde guerre, celle de 1940-1945. L’Allemagne ayant forcé son destin à deux reprises en moins de 25 ans, les alliés ont voulu que ses velléités soient punies à leurs justes valeurs. Ces deux jours sont d’ailleurs fêtés séparément et sont fériés. Pas pour l’Allemagne. Le 11 novembre n’est pas férié et mais elle fête la Saint-Martin. Rien à voir avec la guerre. Les gagnants et les perdants sont en désaccords sur la tournure à donner à ces douloureux événements. Même si les peuples se sont réconciliés, il y a encore des générations d’enfants et de petits enfants qui ont connu l’un ou l’autre de ces combats. Et ce n’est pas parce que les chefs d’Etats se serrent les mains, chaque année, à un rythme effréné, que tout le monde a la même vision du passé. Des familles entières ont été touchées par les exactions ennemies. Dénonciations, crimes, enrôlements, déportations, travaux forcés, résistances, morts et blessés de proches, restrictions, … . Tout cela a fait partie de ces périodes nébuleuses. Aujourd’hui, en reparler démontre à souhait que nous n’avons pas oublié notre Histoire. Tenir ces pans de vie pour exemples à ne plus reproduire ? « Plus jamais ça » est le slogan le plus souvent usité. Néanmoins, regardons autour de nous. D’évidence, nous n’avons pas oublié mais nous n’avons pas non plus retenu les leçons transmises de nos ancêtres. La guerre est là, partout. Le 11 novembre est une prise de conscience. Mais est-ce suffisant ? Demain, les drapeaux flotteront près de nos monuments aux morts, les flammes du souvenir y seront allumées, des fleurs embelliront les pierres bleues, les associations patriotiques déambuleront dans nos villes et villages, les enfants des écoles feront acte de présence, les fanfares joueront la brabançonne ainsi que la sonnerie au champ. Mais plus encore, les pompiers, la police, les services publics seront d’active. Les représentants divers discourront sur notre monde. Et après ?

Nous l’avons signalé les années antérieures, les cyclistes ont payé un lourd tribu aux guerres. Beaucoup se sont portés volontaires et ne sont pas revenus. A Lessines, il y a au moins Omer THIJS qui y soit allé et qui en est revenu. Il s’agissait du plus grand coureur de notre entité. Nous ne prendrons que quelques exemples mais sachez que nos coureurs ont été nombreux à se mesurer à l’ennemi. Les récits les dépeignent comme de grands valeureux. Qui aurait pu en douter ? Consultez le site « Cyclistes dans la grande guerre » si vous souhaitez plus d’informations. Tous sont extraits de « Coups de pédales ».

Georges DESCHAMPS était professionnel français mais Docteur sut le front où il a été blessé et est mort de ses blessures à Paris en 1918.

Emil ENGEL était professionnel français et a été tué par l’ennemi dans la Marne. Tour de France, Tour de Belgique, Paris-Roubaix dans ses participations.

Jean VANCAMP de Jette avait été débutant avant de devenir un acrobate du vélo. Il sera tué lors de la bataille du fort de Waelhem. (prise d’Anvers)

Frans VERGAUWEN de Borgerhout, entrepreneur – résistant, a sauvé 73 enfants mais pris, il fut condamné à la peine de mort et exécuté en 1917.

Charles SMITS de Schaerbeek était professionnel et a été tué à Nieuport lors de la bataille de l’Yser. Il n’a pas eu le temps d’étrenner sa licence.

Des italiens, allemands, hollandais, … ont subi le même sort.

 

 

EN JANVIER 1986, LA CHANCE AVAIT SOURI A LA FAMILLE LEBBE !!!

Dans un concours, il faut souvent un brin de chance et surtout d’opiniâtreté. Chercher, chercher encore, puis trouver. Mais si vous êtes plusieurs à avoir la bonne réponse, alors, le tirage au sort sera déterminant. En 1985, la DH avait proposé un jeu durant le Tour de France. A la suite duquel, l’hiver passant, le gagnant pouvait remporter un vélo type « CRIQUIELION » d’une valeur de 70.000 frs. (un salaire mensuel moyen était de 30.000 frs à l’époque et encore) Et à ce jeu, c’est un habitant de Mouscron, Mr LEBBE qui l’a remporté. Son fils alors chez les junior était manifestement très heureux de ce prix. A la date convenue, ils se sont rendus chez Claudy pour prendre possession de l’engin. Une superbe bécane « SPLENDOR » aux couleurs de l’équipe pro les attendait. Voyant l’engouement du père et de Fabrice, le gamin, Claudy leur a également donné un cuissard et un maillot. On peut dire que ça c’est un lot !!! Nous n’avons pas connaissance que des choses du genre se font encore de nos jours. Et tenez vous bien, alors qu’ils repartaient, Fons DEWOLF passait en faisant un beau salut au CRIQ et à ses invités. Pour sûr, une journée pareille ne doit pas s’oublier.

Dommage que nous n’ayons pas un vélo à vous proposer pour notre QUIZZ. Comme la DH le souligne, elle a eu du mal à gérer tant les participants étaient nombreux. Fatalement, il n’y a vraiment eu qu’un seul heureux.

N.B : Claudy CRIQUIELION, notre coureur local, a toujours été disponible pour de tels événements. C’est cela également qui faisait qu’il avait une belle notoriété. Il avait compris qu’être coureur cycliste c’était aussi aimer les supporters, être disponible pour la presse et surtout, toujours être aimable.

« HERMAN VANSPRINGEL ». TOUT LE MONDE CONNAIT Mr BORDEAUX-PARIS !!!

On ne présente plus Herman VANSPRINGEL aux anciens. Maintenant, pour les plus jeunes, c’est un peu un dinosaure. Un coureur d’une autre époque. A 74 ans, ce natif de Grobbendonck a pourtant un passé qu’envierait la majorité des cyclistes. Il fait très certainement partie de ceux qui ont eu une très longue carrière. Imaginez un peu. De 1965 à 1981, il a écumé les courses sans discontinuer. Soit 17 années !!! Il a fait partie des équipes MANN, (+variantes) MOLTENI, ROKADO, LUDO, FLANDRIA, IJSBOERKE, MARC ZEEPCENTRALE, SAFIR (+variantes). Et il en a côtoyé des durs à cuire tout comme lui : BOOKLANDT, HOEVENAERS, HUYSMANS, les IN’T VEN, NOYELLE, PAUWELS, VANHESTE, VANNITSEN, BASSO, BRUYERE, DESKOENMAKER, MERCKX, SPRUYT, STEVENS, SWERTS, VANCONINGSLO, VAN LINDEN, DEMEYER, MAERTENS, POLLENTIER, GODFROOT, HOSTE, LEMAN, PEVENAGE, VERBEEK, WAYENBERG, BAUGNIES, DEVLAEMINCK, LEFEVERE, SERCU, LIBOTON, VERMEIRE, DIERICKX, PEETERS, VANHOLEN, VANDENBRANDE, … . Comme vous pouvez le constater, il aura jongler sur plusieurs générations. Celle qui terminait, celle qui était en place et celle qui arrivait. Pourtant, ce n’est qu’à 38 ans, qu’il s’est retiré des pelotons. Notons qu’il aura roulé sur des vélos MERCKX, COLNAGO et même les SUPERIA ou LUDO. Comme DS, DRIESSENS l’aura suivant guidé. Mais VANVAERENBERGH ou SCHOTTE ont aussi été de la partie. Le palmarès de VANSPRINGEL nous donne 162 victoires. Il allait aussi sur piste et dans les labourés. Il n’a jamais fait une année sans en gagner au moins 2 avec un pic de 19 victoires en 1969. Ainsi, il a remporté GP Hannut, GP Jef Scheerens, Bruxelles-Ingooigem, Renaix, des étapes au tour de Belgique, des championnats de Belgique, des étapes au Tour de France, le Trèfle à Quatre Feuilles à Tournai, le tour de Lombardie, des étapes en Suisse, le GP des Nations, le Trophée Barrachi, la flèche brabançonne, une étape au tour de Catalogne, à Herne, le GP de Wallonie, le Mémorial Samyn, … et beaucoup de fois BORDEAUX-PARIS. Pour ceux qui ne se souviennent pas ou qui ne savent pas, cette épreuve était dantesque. Ouvrez les yeux !!! Née en 1891, elle a connu 88 éditions et s’est terminée en 1988. Jusque là, les coureurs n’avaient pas froid aux yeux et savaient endurer le mal. Un peu le contraire d’aujourd’hui !!! lol Le plus titré est VANSPRINGEL avec 7 victoires. 600 km, départ 02h du mat et arrivée vers 14h, à mi parcours le coureur avait son derny personnel (ça a varié), un repos était obligatoire durant la nuit. Voyez le film « Le vélo de Ghislain Lambert », c’est de cette course que ça parle. En 2014, la course rennaît pour les cyclos. Un peu comme un Paris-Brest à réaliser en moins de 32h et max 60h. C’est dire si les coursiers en avaient !!! Nous avons encore bien en mémoire cette épreuve et Herman VANSPRINGEL. Un coureur bien positionné mais qui donnait l’impression d’avoir une bosse dans le dos. Longiligne et peu musculeux. Cette course était diffusée sur les chaines françaises. Voilà, nous en avons terminé avec ce très grand coureur belge. On en parle un peu moins ces dernières années. Nous avons trouvé que c’était le bon moment pour le remettre sous le feu des projecteurs.

Bonne lecture !!! Et si cela vous a plu, n’hésitez pas à vous rendre sur « Le Site du Cyclisme » qui regorge d’une documentation incommensurable. (membre)