LES « MOYENNES » DU TDF. #2021

Merci à JhonnyL pour l’envoi de ce graphique. (notez qu’il manque des chiffres précis) Source ignorée.

Voilà plus d’une semaine que nous tentons d’interpréter ce schéma. Imaginez. En 1903, la moyenne du « TOUR DE FRANCE » était d’environ 24 km/h. Elle atteindra le 25 de moyenne en 1920. Soit 17 ans plus tard. Dans le même laps de temps, elle passe à 30 km/h vers 1957. Il lui aura donc fallu +/- 50 années pour monter de 10 km/h. Entre 1960 et 1980, une certaine stagnation s’installe à 37 km/h. Entre 1980 et 2003, elle a encore pris quelques points pour se situer à +/- 43 km/h. Donc, en l’espace de 100 ans, la moyenne du TDF est passée de +/- 24 km/h à +/- 43km/h. Les coureurs -même s’ils ne sont plus les mêmes – ont presque doublé la performance. C’est interpellant !!! Toutefois, vous l’aurez constaté tout comme nous, le 100 m en athlétisme est passé de 10 sec 7 en 1912 à 09 sec 6 en 2009. 1 sec de mieux en +/- 100 ans. Bien entendu, rien n’est comparable. Il n’en reste pas moins que nous nous sommes posé bien des questions. Comment est-ce possible ?

Pourquoi une évolution aussi rapide ?

  • Le nombre de jours du TDF. Il n’a pas toujours été de 23 jours et 21 étapes.
  • Le tracé. Il est quelques fois plus ou moins montagneux d’une année sur l’autre. Par ailleurs, il y a plus ou moins de CLM individuels/équipes.
  • Le kilomètre/étape. En 1947, il y a eu une étape de 359 km. Avant guerre, ce n’était pas rare.
  • Le matériel utilisé. Le vélo en acier bien costaud a été remplacé par un poids plume. Avec une limite pour éviter de fabriquer des vélos d’un kilo. Le pignon fixe laisse place à une cassette très étendue. Dérailleurs et freins électroniques facilitent le roulage. L’aérodynamisme est privilégié.
  • Les infrastructures routières. La grenaille et le pavé ont laissé place au béton et au tarmacadam bien plus roulants. Bien que les ralentisseurs et piquets sont devenus plus nombreux.
  • Les équipes cyclistes. Beaucoup de changements : nombre, teams/nationaux, confort, soigneurs, … .
  • L’amateurisme du début a fait place à un professionnalisme outrancier. Avant, un coureur savait encore rire. Aujourd’hui s’il manque de sérieux, c’est la porte. (ou presque)
  • La préparation des sportifs. Pas seulement les méthodes d’entraînement mais aussi l’alimentation, les nouvelles technologies, l’introduction des médecins sportifs, les souffleries, les prises de mesures, la ceinture analytique, les accessoires comme les maillots ou les casques, … .
  • Et puis, il y a aussi un facteur aléatoire. Le coureur fait la course … ou pas.
  • Enfin, et nous ne voulons pas faire sans l’aborder car il fait partie du sport en général : le dopage. Il a certainement joué un rôle à un moment donné.

Sur un simple graphique, nous ne pouvons faire que des hypothèses. Il manque des données. L’HOMME (l’humain) du début des compétitions cyclistes a laissé la place à une espèce de ROBOT (qui roule suivant des données). La question que nous pourrions nous poser à ce stade est certainement de savoir quand cette moyenne cessera de grimper ??? !!!

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