đ·De Site Roger Baudechon 2013. Article extrait du « LE POSTILLON », journal local mais ancien.
Lessines et les villages qui composent son entitĂ© ont toujours Ă©tĂ© trĂšs actifs en matiĂšre de cyclisme. Plusieurs articles du journal « LE POSTILLON » sont en ligne pour Ă©tayer nos propos.
Toutes les semaines – du lundi au dimanche – 7/7 – les compĂ©titions se chevauchaient. ROUTE et VELODROMES. Celles qui Ă©taient organisĂ©es chez nous mais Ă©galement, celles qui venaient d’ailleurs. Soit pour un ou plusieurs passages, soit pour une arrivĂ©e.
Le 21 juin 1914, le journal relate deux Ă©preuves. La premiĂšre au CALVAIRE et l’autre Ă la ROUTE DE FRASNES. N’oubliez pas qu’il y avait des estaminets dans toutes les rues. Ils Ă©taient accolĂ©s les uns aux autres.
L’article met en Ă©vidence plusieurs subtilitĂ©s de l’Ă©poque. Elles sont souvent humoristiques. La premiĂšre course est ouverte aux DEBUTANTS … n’ayant jamais remportĂ© de 1er prix. Fallait pas ĂȘtre trop bon autrement vous ne pouviez plus participer aux Ă©preuves de votre ville. Du moins, dans cette catĂ©gorie. Dans la seconde pour TOUT COUREUR, il n’est pas indiquĂ© de vĂ©ritables catĂ©gories. Ainsi, si un Milo BOONE avait envie de rouler, personne ne l’en aurait empĂȘchĂ©. Alors que la semaine prĂ©cĂ©dente, il roulait peut-ĂȘtre une classique internationale. Il devenait ainsi l’attraction du jour. Vous constaterez qu’il y avait des prix en argent. Il y avait frĂ©quemment un « accompagnement »: des boudins, de la saucisse, un gĂąteau. En outre, les quartiers Ă©taient vivants. Les habitants festoyaient, buvaient, bataillaient, … . Un temps rĂ©volu. Restons prudents. 1914, c’est une annĂ©e tragique. Le 28 juin, François-Ferdinand, archiduc hĂ©ritier de lâEmpire austro-hongrois, est assassinĂ© Ă Sarajevo. Et, le 1er aoĂ»t, l’Allemagne dĂ©clare la guerre Ă la Russie … . La France et la Belgique entrent dans le conflit quelques jours plus tard. Enfin, presque le reste du monde.
Anecdote. Les grands-parents de MichelG tenaient un cafĂ© tout en bas de la Rue de Gilles Ă Bois-de-Lessines – prĂšs de la DrĂšve des grands arbres. Avec l’expansion de L’ERMITAGE (Gralex) tout le quartier a Ă©tĂ© rasĂ©. En ce y compris l’immeuble des parents de Jean-Marie LEROY – ancien Cdt des Pompiers de Lessines. MichelG rapporte que c’Ă©tait un quartier trĂšs animĂ©. Les ouvriers sortaient des carriĂšres et ne manquaient jamais de passer par le(s) bistrot(s) avant de rentrer chez eux. C’Ă©tait ça la vie en sociĂ©tĂ©. Il y a aussi eu des compĂ©titions Ă la Rue Gilles. Nous avons la photo du « Maquet » fils – François, son pĂšre a portĂ© le premier sobriquet – Lucien DEMEYER exhibant un bouquet aprĂšs sa victoire.
