Ce texte est extrait du « Le Postillon » d’octobre 1911. A cette époque, il y avait des estaminets absolument partout à Lessines. Un bel exemple est la Chaussée Gabriel Richet où dans chaque maison, il y avait un bistrot qui attendait les ouvriers revenant d’une dure journée passée dans les carrières. Pas de TV, pas d’ordinateur, un poste et encore, … . La vie se jouait dans la rue et dans les cafés. Dans des quartiers connus comme les « Communs » ou le « Camp Milon ». Regardez son contenu. Sur un seul w-e, il y avait onze ducasses dans le centre ville. Nous avons aussi constaté qu’il y avait une course pour non licenciés à Ollignies. (attention pas encore de fusions. Ollignies était encore un village indépendant de l’entité) C’est dire si l’animation était conséquente et les contacts humains très nombreux. Une autre époque assurément. Une époque où les congés payés n’existaient pas (1936). Les journées de travail n’étaient pas de 07h36 !!! L’ergonomie et le bien-être au travail n’avaient pas encore été créés. La pénibilité était d’ailleurs bien de mise. Le mot « rentabilité » était certainement le plus usité par les patrons. Nous n’allons pas refaire l’histoire mais en un peu plus de 100 ans, notre société a été chamboulée. Lessines n’est pas en reste. On ne peut même pas dire qu’il s’agit d’une métamorphose, plutôt d’un passage d’un monde à un autre. Totalement différent. Si nos ancêtres devaient revenir, ils demanderaient rapidement pour repartir. Quoique … . A vous de juger.
N.B : Nous en profitons pour signaler qu’il y a une exposition sur les cartes postales dans l’ancienne école de Ogy. Elle se déroule même temps que la grande brocante annuelle. Le dimanche 06 août toute la journée. Notre camarade Libert sera de la partie avec sa collection à vendre.

