LE THÉÂTRE EST PLANTE #RVV #RVV18

Photo. Prise au Hotond.

Autant vu de extérieur que de l’intérieur, le « RONDE » a considérablement changé ces dernières années. Déjà, la ville départ se monnaie à coups de marchés publics. Anvers a remporté le pactole pour le départ et Audenarde voudrait rester le centre de la Flandre. Pardon du « RVV ». Tout au long du parcours, il y a maintenant des chapiteaux incommensurables. Les VIP et autres HOSPITALITY payent à prix fort la possibilité de se faire servir comme au foot dans un espace « chic and luxe ». Il faut dire aussi que les sociétés achètent des tickets à tour de bras pour leurs clients. Finalement, n’est-ce une idée géniale que de tout avoir concentré au Kwaremont et de proposer des circuits comme sur une kermesse ? Le spectateur qui se place dans le triangle Renaix/Audenarde/Brakel … a tout sous la main. Cerise sur la gâteau, il voit passer le peloton à plusieurs reprises. Serait-ce l’avenir des classiques, des monuments ? Il est un fait que pour le moment ça marche. Les coureurs sont contents, les organisateurs remplissent leurs poches, les sponsors sont vus de partout et les spectateurs sont demandeurs. Mais il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin. A force de vouloir faire des sous, l’entreprise devient exclusivement commerciale. Les coureurs ne sont plus que des faire-valoir. Au début de cette innovation, nous avions eu du mal à admettre. Avec le temps, il faut s’y faire. Il faudrait que l’aspect sportif soit plus marqué. Le coureur est le héro de l’épreuve, pas des marques qui ne recherchent que la visibilité et donc des retombées publicitaires. Naïfs à « LCOW ». Peut-être. Maintenant, il ne faudrait pas voir des roublards partout.

Au STEENBEEK DRIES et au TRIEU. Chapiteaux petits et grands. Celui du Kwaremont fait un hectare !!!