ILS SE SONT BATTUS POUR NOUS. #14-18 #CENTENAIRE #ARMISTICE

Photo. 26 avril 1914. Qui pouvait imaginer que la déclaration de guerre du 28 juillet de l’Autriche-Hongrie à la Serbie allait engendrer la première guerre mondiale ? L’Allemagne, suivie du Royaume-Uni, de la France et de la Russie déclenchent les hostilités. Au vu des articles trouvés dans le journal « Le Postillon » de 1914, personne n’avait la guerre en tête.

C’est un devoir de mémoire que de nous rappeler que des coureurs cyclistes se sont battus pour nos libertés en 14-18. (+) Certains en sont morts et d’autres en sont sortis estropiés voire traumatisés. Des coureurs ont été obligés de mettre leur carrière entre parenthèse durant quatre ans voire plus. Des pays n’ont vraiment été libres qu’en 1923.  Tous n’ont pas été mobilisés. (raisons diverses) Notons que dans le camp adverse, des cyclistes sont également morts sur les nombreux champs de bataille. La grande boucherie porte bien son nom.

Il apparaît que plus de 372 coureurs sont décédés durant la guerre de 14-18. La France a payé le plus lourd tribu avec 222 sportifs. Les belges en ont eu 18. L’Italie 12. Les alliés comme l’Australie, la Nouvelle Zélande ou l’Angleterre, ont sacrifié leurs enfants pour nos libertés. L’année 1915 a été la plus morbide avec 115 cyclistes tués. Mais c’est le football et le rugby qui ont été les plus durement touchés. Tout n’étant pas encore totalement connu.

Citons :

France : PETIT-BRETON et frère, FABER, LAPIZE, FRANK-HENRY, LE BARS, MAZAN, GRANDBLAISE, MICHEL, LAYE, FAUCHER, GOETZ, PESSEAU, POCHE, LEPINE, CHAMPEY, TESYSSIER, CORDIER, MESSIER, MATONAT, MESSIERE, CHAUVIERE, HENGEL, NARCY, CARTIGNY, PREGNAC, HELIOT, PERRAERT, PETIT, PRIVAS, MARCASTEL, WATTELIER, RIGAUX, ETIEN, HAILLOTE, PERRIN, COTRELLE, LAFOURCADE, DUBOC, BRONCHART, FUGE, FILY, BOILLOT, GARROS Roland, HOURLIER, COMES, ALAVOINE, BONINO, DEBRIEU, MAITRO, QUAISSARD, RUGUERE, LUTZ, FLEUTOT et beaucoup d’autres. Saviez-vous que les 60 plus grands coureurs du Tour de France de l’époque sont morts sur les champs de bataille ?!

Belgique : KERFF, BEHAEGHE, COURTROY, DEBLAUWE, DEMARTEAU, DEVOGELAERE, FASTRE, FONCOUX, GABRIELS, JULEMONT, LANDUYT, MUS, OCTAVE, PATOU, SMITS, SOMERS, VAN CAMP, VANDERHOEVEN, NOKIN, VANEYSENDEYK, VANUYTVANCK, VERGOWEN et WISLEZ. Dans ceux-ci, il y avait des pros, des indépendants et des amateurs.

42.000 belges sont morts durant la guerre.

Royaume Uni : CROWTHER, ESCOTT, GAYLER.

Australie : AUSTIN, BUCKLEY, BOWEN, DORE, GASCOYNE, GERLEE, GORDON, MC GEE, HINDE, LEWIS, ORMISTON, PEGLER, CRACKNELL, PLAYER, TUNSTALL, WAKENSHAW, les WANN.

Nouvelle Zélande : ARNST, AVERIS, BACKER, BEALE, BELL, BESWICK, BLANCH, BLUNDELL, BRIGGS, CAMPBELL, CARR, CAUGHLEY, , COLLINGS, COX, CRICHTON, DASS, FAIRBAIRN, FAULLS, FELLOWS, FLEMINGS, FOUBISTER, GODFREY, GREEN, HANCOCK, HARP, HORSCROFT, HUNT, HUNTER, JAMESON, JENKINS, JOSLEN, HIRDY, LOONEY, MCFADDEN, MCHARG, MCLEOD, MEACHEM, MILLER, MELLOR, MIDDEN, OBERG, PARKES, PHILIPP, POLSON, PROCTOR, QUICKENDEN, RILLEY, SCHRODER, SNEYT, TONKIN, TURNER, WALKER, WALLACE, les WILSON, WOODFORD, WRIGHT, WYLIE.

Les cyclistes étaient aviateurs, soldats ou officiers, agents pour le renseignement, … .

Ils sont morts : dans des corps à corps, d’accidents, de fusillades, devant un peloton d’exécution, de la maladie, d’une balle ou d’un éclat d’obus, par pendaison, … .

Lieux : dans le Pas-de-Calais, en Champagne, à Rossignol, à Charleroi, à Verdun, au Mont Kemmel, à Liège, à Stavelot, à Anvers, à Ypres, à Diksmuide, à Passendaele, à Wallem, à Gand, à Nieuport, à Lichtervelde, à la bataille de l’Yser, Morlancourt, Bapaume, Galipolli, Moudros, Bienvillers, Hébuterne, Boulogne, … . Le nord de la France et la moitié de la Belgique n’étaient que désolation. (résumé)

Les restes mortuaires de plusieurs d’entre eux n’ont jamais été retrouvés. Tous (ou presque) ont reçu de nombreuses distinctions honorifiques comme la Croix de Guerre. (nous en détenons une familiale) Elle avait une grande valeur symbolique. Plusieurs coureurs ont aussi été promus à un grade supérieur à titre posthume.

Ils avaient tous entre 18 et 48 ans.

N.B : Plusieurs ouvrages très documentés existent. Citons « KOERSEN IN DE GROOTE OORLOG » de Cornillies. Les biographies de « COUPS DE PÉDALES » que vous retrouvez sur « Mémoire du Cyclisme ». Marc Holderbeke archiviste et écrivain de renom avec « IN MEMORIAM BELGISCHE RENNERS ».

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