ENTRETIEN : Myriam MARIAULLE #RALLYE THÉÂTRE DE LA PETITE REINE

Photo. Quand on propose du vélo, on en fait aussi, semble dire Mme MARIAULLE. lol

Les entretiens de Liam ROBYNS (jun), Claude DUBOIS (1er président des cyclos de St-Roch), Serge DEGAUQUE et Sébastien DEBAYE (coureurs alpins), Gilles VANDENBOSCH, (jun) Arnaud GUILLAUME, (chargé de ‘com chez DIFFERDANGE GeBa – Royal Namur Vélo) et Joris CORNET (anc champion de Belgique sur piste) sont sur le site. Dans la quinzaine, Antoine LELEU (élite sc) et Yanis DUBOIS. (aspirant) seront sous le feu des projecteurs.

Le « RALLYE THÉÂTRE DE LA PETITE REINE » est une institution à Lessines. Depuis maintenant 6 ans, différents acteurs collaborent avec le Centre Culturel René Magritte pour proposer cet événement exceptionnel. Vélo et théâtre de rue sous une même coupole. Celle de la culture « sportive ».  En 2018, nous avons franchi le pas pour le voir de l’intérieur. Une machinerie incroyable se met en branle en début d’année. En septembre tout est en place pour permettre à un large public de participer à une journée incroyable. C’est une vraie ruche qui est nécessaire à finaliser le projet. A sa tête, Myriam MARIAULLE.  Nous avons souhaité obtenir quelques informations sur le rallye. Elle a répondu favorablement à notre demande. Merci grandement à Myriam pour sa disponibilité et FÉLICITATIONS (ainsi qu’à son équipe) pour cette superbe activité programmée par le CCRM.

Voici l’entretien :

QUESTION 1

1-1 Qui a été à la base de la création du « Rallye Théâtre de la Petite Reine » ?

L’idée a mijoté dans le cadre de mes activités au Centre culturel René Magritte où, depuis 2005, je suis responsable de la programmation théâtrale et scolaire. Une question nous taraude toujours dans ce métier : comment toucher la plus grande diversité de gens et en particulier ceux qui ne fréquentent pas nos salles ? Le Rallye théâtral de la Petite Reine a été imaginé en 2011 dans cette optique : populariser le théâtre et se rapprocher des citoyens lessinois. Les spectacles sont implantés au cœur des quartiers, des villages, de la vie associative. Par ailleurs, en nous axant sur le cyclisme, la volonté était d’aller à la rencontre de nouveaux publics. Le Rallye réunit tant les amoureux du vélo que ceux du spectacle, mais aussi des gens qui, sans être adeptes ni de l’un ni de l’autre, trouvent juste le concept convivial. Et qui plus est, il s’inscrit dans le mouvement de la mobilité douce. Voilà pour l’aspect « théorique ». Mais dans les faits, le Rallye c’est aussi une histoire qui s’enchaîne à une autre et est riche de vécus artistiques.

1 – 2 D’où est venue l’idée ?

L’étincelle ? En 2010, à Lille, j’ai assisté à une soirée de théâtre dédiée au vélo, lors du festival “l’Entorse”. Cette organisation culturelle (n’existant hélas ! plus) se focalisait, chaque année, sur un thème sportif : la boxe, l’athlétisme, le foot… et à plusieurs reprises le cyclisme. Un des spectacles ce soir-là, joué par la Tournaisienne Maryse Bresous, était consacré à Eddy Merckx ; un autre, à “une ”Don Quichotte” des temps modernes quittant l’Espagne à bicyclette ; un troisième était un hymne au vélo… sans oublier le récital “vélosophique” de l’écrivain français Paul Fournel. Parler de vélo aux spectateurs, c’était déjà magnifique. Mais pédaler avec les spectateurs, ce serait encore plus fort… et plus fou ! C’est à partir de là que tout s’est emballé dans ma tête. Nous allions ainsi convier les spectateurs à se mettre dans la peau de coureurs cyclistes et à rouler avec nous. Et cela, pour aller à la découverte de spectacles louant le vélo (certains vus lors de la quinzaine de l’Entorse à Lille) et intégrés dans un parcours d’une vingtaine de kilomètres. La balade faisait ainsi étape à la Cabane des Pêcheurs de Papignies, au Parc communal d’Ollignies, au château de Bois-de-Lessines … . Il y avait déjà un prêt de vélos de 2e main au départ et, derrière le peloton, un bus pour les spectateurs non-cyclistes, un camion-balai et notre équipe pour les services de dépannage et signalisation. Et le 22 mai 2011, le départ de la « Randonnée » (c’était alors l’appellation) fut donné. Et cela, le jour même du « Grand Prix Claudy Criquielion » à Lessines. Sur les routes de Lessines ce dimanche-là, il y avait donc des spectateurs à vélo et de vrais coureurs cyclistes. Ce n’était pas une coïncidence. Nous voulions cette parenté avec le sport.

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Les spectacles sont joués dans des lieux mythiques. Ici, le château de Bois-de-Lessines.

1-3 Vélos et spectacles, une bonne alliance ?

On en est convaincus ! Avec le cyclisme, le festival s’est trouvé une âme et une cohérence à tous niveaux. Plus que dans tout autre rendez-vous d’arts de la rue, nous pouvons investir grâce à cette formule cycliste un territoire plus large et avoir un événement à l’échelle du Grand Lessines. Les festivaliers voyagent de spectacle en spectacle par le Ravel, les routes de campagne… La question du déplacement du public est d’office réglée. Derrière le vélo, il y aussi tout l’enjeu de la mobilité douce et de l’éco-responsabilité. De plus, au fil des éditions, on découvre à quel point le vélo renouvelle nos publics et participe à notre projet de populariser le théâtre. Il est à l’intersection de gens de toutes tranches d’âge, mais aussi d’horizons géographiques et socio-culturels variés ! Des sportifs, des « cyclistes » du dimanche, des amateurs, des jeunes et des moins jeunes, des solitaires, des familles, des groupes d’amis ou des clubs… . Il y a aussi des croyants et pratiquants de la mobilité alternative (auxquels le vélo électrique a donné des ailes)… . Les gens viennent tant du cru que des villes voisines, voire plus largement de Wallonie, Bruxelles et de Flandre. Parfois de France. Même les non-cyclistes ont leur place dans le Rallye via notre “caravane” qui organise le transport collectif. Le Rallye est présenté comme le festival cycliste des arts de la rue, à nul autre pareil. La petite reine a conféré une identité forte à notre événement qui se positionne au carrefour entre deux traditions populaires : d’une part, celle des festivals d’arts de la rue. Et celle de la kermesse cycliste d’autre part. Dans nos contrées et dans la ville du Crique, le cyclisme fait partie de l’histoire, de notre patrimoine. Notre événement culturel rend hommage à cette vie cycliste. Le principe cycliste fait ainsi partie de l’ADN du Rallye, au même titre que la dynamique associative et que la vocation artistique.

QUESTION 2

2_1 Aujourd’hui, nous en sommes à la 6e édition. Tu penses que le Rallye peut perdurer quelques années encore ?

Le Rallye recèle intrinsèquement un fort potentiel de croissance et pourrait toujours grandir, sinon mûrir. Il a de plus naturellement le vent en poupe auprès du public. Je croise souvent des gens, Lessinois ou autres qui connaissent le Rallye, en ont entendu parler, y ont participé, le recommandent à des amis ou ou se sont vus eux-mêmes recommander l’activité. Son rayonnement grandit aussi dans le circuit artistique et professionnel. Il faut se rappeler que, quand l’événement a été imaginé, il n’était pas prévu qu’il soit reconduit. Il était présenté comme un rendez-vous « one-shot » dans notre fin de saison théâtrale. Une piqûre de doute pouvait encore planer : est-ce que les gens n’allaient pas trouver le pari saugrenu ou « trop » original ? Pédaler pour aller au spectacle ? Quelle fierté ce jour-là de constater qu’une centaine de participants aient répondu présents, dont une majorité de cyclistes. La saison suivante, le “rallye vélo”ne figurait donc plus dans notre offre théâtrale. Des bénévoles et spectateurs le regrettaient. Ce constat fut pour ma part un encouragement déterminant. En mai 2014, l’événement était de retour. Il est depuis lors annuel. Le CCRM en a fait une de ses priorités et a préféré, dès 2015, l’organiser en septembre. Car fin mai, le Rallye était trop proche de notre autre tout grand festival musical, le Roots & Roses.

2-2 Il y a déjà eu des nouveautés, est-ce nécessaire ?

A chacune de ses éditions, le Rallye a connu des innovations nécessaires. D’une part, pour répondre à la croissance de sa fréquentation et, d’autre part, pour “remuscler” chaque année un peu plus son identité artistique et cycliste. L’augmentation du public a en effet des impacts sur le choix des lieux, des spectacles, mais aussi sur les horaires. Les premiers rallyes se mettaient en route à 13h30. Puis, face à la demande, le départ a été avancé à 11h, puis 10h et maintenant 9h. Il y a désormais des spectateurs spécifiques à l’avant-midi, à l’après-midi ou à la soirée, à côté des inconditionnels présents à toute la journée. Nous veillons au fil des éditions à professionnaliser le dispositif d’accueil du public et d’encadrement cycliste sur le parcours. En 2018, nous avons pour la première fois doublé les pelotons et représentations (et donc aussi les bus, petits trains, les équipes de signaleurs et camion-balais). De manière générale, nous essayons de renforcer la mentalité cycliste du festival. Des activités viennent compléter le tableau : citons en 2015 l’accueil d’une partie des collections de l’ancien Musée du Tour de France. Et, en 2018, tout à fait dans l’objectif de la dynamique que l’on veut installer, l’exposition sur le “vélo à Lessines”. Notre champ de programmation s’est aussi élargi au fil des années. L’accueil de spectacles ne traitant que de vélo : cela a été notre source d’originalité. Mais à long terme, cela pourrait être notre cause d’essoufflement, de saturation du public. D’autres thèmes et disciplines sont apparus dans la ligne artistique, même si le noyau dur du programme est basé chaque année sur des shows foncièrement cyclistes (comme “Velodroom” ou Johnny Alone, artiste associé au Tour de France). Notre fil rouge : proposer des spectacles qui valent le détour… et le coup de pédale. Exemple d’adaptation : le bal tango qui clôturait les premiers Rallye a été remplacé par un final sur la Place. Il y a eu des concerts de clôture de Poulycroc, puis de Sttellla. Et en 2017, pour la première fois, l’arrivée même des cyclistes s’effectuait sur l’agora lessinoise, avec en bouquet final des animations et un feu d’artifice. Le 23 septembre 2018, à cause du temps épouvantable, on a hélas! dû abriter ce final. Autrement, les Black blues brothers, de Propere Fanfare et les « vélos fous » devaient se déployer – gratuitement – sur la Place. On se vengera l’an prochain!

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A fond les manettes !!!

QUESTION 3

Pas trop compliqué de tout goupiller ? Tu as besoin de combien de membres du CCRM et de combien de bénévoles pour que tout soit top ?

La préparation du Rallye est très prenante et grisante. Mais aussi fort stressante car, dans l’organisation, toutes les pièces se tiennent comme sur un échiquier. A chaque fois qu’on bouge un pion, hop ! tout le jeu est à revoir. Il faut imaginer que pour un spectacle retenu, ce sont au moins cinq autres possibilités auxquelles nous renoncerons. Le projet artistique se définit selon, la sensibilité, le budget, mais aussi et surtout la technique. Les spectacles ne conviennent pas à tous nos lieux et vice-versa. La définition du programme artistique et la définition du parcours (lieux, routes, horaires) sont entremêlées et demandent beaucoup de travail de repérage et de pratique du vélo. Les étapes doivent être suffisamment espacées pour que les gens aient du plaisir à rouler entre les étapes. Mais il sera difficile d’être aux quatre coins de l’entité en une seule édition. Tout doit tenir dans le programme d’une journée et de 25 km. Il y a derrière le Rallye toute une équipe. Et le travail commence bien en amont de la date du festival pour la cellule théâtre du CCRM (avec mes collègues Chloé et Olivier) : recherche de subsides, programmation, graphisme, communication, suivi technique et administratif, contacts avec les associations et acteurs locaux, coordination avec les autorités de la Ville et le service travaux … . Puis vient le temps des préparatifs purs et durs. Montage des spectacles, intendance, transport des chaises et gradins, cuisine du pique-nique, accueil des artistes (logements, repas, repérages des aires de jeu)… voilà en vrac un aperçu de toutes les tâches derrière le rallye. Tout le personnel du CCRM, d’une douzaine de personnes, est sur le coup en temps voulu (qui a aussi d’autres temps forts dans l’année). Sans oublier un vaste nombre de bénévoles qui s’impliquent pour le Rallye. Ils étaient plus de septante dans les coulisses en 2018 à faire en sorte que l’organisation “tourne” dans le bon sens. Parmi les services récurrents d’associations récurrentes : le prêt vélo, les petits-trains, la remorque agricole… Sans compter, aux étapes, les bénévoles indirects que drainent les associations locales qui organisent l’accueil des spectacles et le public aux étapes.

QUESTION 4

D’année en année, le nombre de participants grimpe. Tu penses qu’il y a une limite maximale ?

Dans l’absolu, le principe du Rallye de la Petite Reine repose sur une formule qui peut toujours grandir et s’élargir. On peut imaginer que le Rallye soit répété sur plusieurs jours, que les cyclistes aient le choix de nous rejoindre le samedi ou le dimanche.Voire d’y participer plusieurs jours. On pourrait aussi créer plusieurs boucles, avec des ambiances et des spectacles différents, tout en invitant que les publics à rester et loger dans l’entité etc. Mais c’est bien entendu à notre stade utopique. La limite du Rallye de la Petite Reine à Lessines est celle que nous devons poser, au CCRM. C’est celle de nos capacités d’équipe et de nos moyens. Il y a en effet un équilibre à garder entre les potentialités du festival et la réalité de notre structure. De la centaine de participants des débuts, nous voilà six éditions plus tard à une base de cinq cents cyclistes (sans compter les spectateurs qui rejoignent exclusivement une étape ou qui participent gratuits sur la Place). Et chaque année, nous avons pu adapter notre encadrement, grâce à une importante implication de bénévoles. Nous nous sommes toujours efforcés jusqu’ici de soutenir le plus loin possible le développement et, s’il reste encore un peu de marge, il faudra à terme raison garder. Notre limite : celle de la jauge des spectacles et de nos capacités à encadrer le public ; il y a un équilibre à trouver entre les potentialités d’une équipe et celles du festival. Si nos moyens financiers et humains grossissent, nous pourrons soutenir ce développement. Sauf si nos moyens humains et financiers augmentent. L’évolution du Rallye est proportionnelle à celle de notre structure.

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Le vélo sono !!!

QUESTION 5

Est-ce un projet subsidié ?

Le Rallye de la Petite Reine correspond à un choix fort du CCRM. Il est porté essentiellement sur fonds propres par notre centre culturel. C’était même à 100% le cas jusqu’en 2017. Mais nous bénéficions depuis lors d’un soutien provincial dans le cadre de la “supracommunalité”. Grâce à une collaboration avec la Maison culturelle d’Ath, le Rallye a en effet été élevé au rang des “Festi-Val de Dendre”, comme l’est à une autre échelle nos voisins “Sortilèges”. Le Rallye devrait aussi bénéficier d’une contribution du Ministre de la Mobilité et du Développement durable. Quant aux recettes de billetterie, elles restent importantes dans notre montage financier, mais bien entendu insuffisantes pour couvrir à elles seules le coût de l’événement. D’autant qu’il nous tient à cœur de maintenir des tickets à prix démocratiques (un pass de 5 à 10 € pour voir une dizaine de spectacles). Notons que le coût du Rallye est en augmentation, au vu de l’évolution nécessaire. Nous espérons que le secteur des Arts de la rue et du cirque, en Fédération Wallonie-Bruxelles, reconnaîtra sous peu notre action. Une reconnaissance importante sur le plan pécuniaire, mais aussi pour la symbolique. Nous investissons dans le contenu artistique et attirons un public de plus en plus nombreux à découvrir du spectacle vivant. Outre les finances, le Rallye existe parce que l’implication locale est grande : la Ville de Lessines, les associations, les bénévoles… .

QUESTION 6

Avec le recul, comment peux-tu analyser l’édition 2018 ?

A la fin du 6e Rallye, des spectateurs partaient avec les yeux pétillants en nous déclarant “Merci pour cette journée magnifique!”. Et ils ne parlaient évidemment pas de la météo ! Car le dimanche 23 septembre 2018, nous avons essuyé le pire temps de notre histoire, mais aussi de toute la saison. C’était quasi le seul week-end pluvieux de l’été d’exception connu cette année-là en Belgique. Dans un contexte qui a souvent mené ailleurs à des annulations ou des reports… nous sommes heureux d’avoir tenu le cap. Tous les spectacles prévus ont été joués, la plupart ayant été abrités. Et nos spectacles – pour la première fois, les représentations étaient doublées – n’étaient pas dépeuplés. Que du contraire! Alors que les bulletins météo recommandaient aux gens de rester chez eux, nous avons eu beaucoup de spectateurs à vélo ! Les camions balais et bus ont paradoxalement pris en charge peu de cyclistes. Avec le recul, on peut parler d’une édition test pour notre organisation. L’équipe en même pas trois jours a dû revoir la partition et actionner le plan B. Chapeau à toute mon équipe ! Qu’est-ce que cette édition aurait pu donner si le soleil avait été de la partie? Nous nous préparions, au vu des réservations, à une édition record au niveau de la fréquentation. Cela fut une édition inoubliable, fière d’avoir réuni, sous un ciel épouvantable, autant de participants ! Nos bénévoles et les gens étaient là dès le dimanche matin avec un sourire grand comme un soleil.

QUESTION 7

Finalement, quand on organise pour le vélo, n’est-ce pas toujours un peu risqué en fonction des conditions météo de septembre? Vous n’avez jamais envisagé un déplacement de date ?

Difficile de prédire la météo sous les latitudes belges et, même en bannissant l’hiver, de miser sur la période la plus propice au plein air. “Ciel variable”, “risque de pluie” ou “précipitations non exclues localement” etc. : on doit parfois se contenter de ces prévisions, qui peuvent dire une chose et son contraire, selon la localité. Organisé fin mai, notre premier Rallye avait connu un ciel gris et incertain. En 2015, lors de son premier déplacement en septembre, le festival a été couronné de soleil. En 2016, une grosse averse était tombée sur le dos du festival en milieu d’après-midi. En 2017, la météo était tellement délicieuse le jour du Rallye qu’on n’aurait plus voulu le programmer à un autre moment. Or, deux semaines plus tôt, lors de la balade bilingue “du Muur à Magritte”, nous avions affaire à un froid de canard. Donc, même si nous espérons à 200% le meilleur des temps, nous devons toujours parallèlement prévoir un scénario en cas de pluie. Ce qui était triste en 2018, c’est qu’à une semaine du Rallye, les prévisions étaient des plus optimistes. Les discours ont commencé à changer en milieu de semaine. Ce qui fait qu’on a dû revoir nos plans quasi au dernier moment. Après coup, on peut même remarquer qu’il y a encore eu une marge entre la météo annoncée la veille et celle vécue le jour J. Heureusement, les bourrasques redoutées ne sont pas passées au-dessus de nos pelotons. Mais la pluie à outrance, oui! Rappelons que la date du Rallye est aussi un choix raisonné tenant compte du calendrier des autres manifestations culturelles.

QUESTION 8

Bénévole, un mot qui a toujours du sens ?

Le Rallye de la Petite Reine n’existerait pas sans un formidable réseau de bénévoles et d’acteurs locaux qui, chaque année, s’investissent aux différents niveaux de l’organisation. Ce sont des signaleurs ; des conducteurs de bus, de remorques agricoles (pour les musiciens ambulants), des voitures de tête ; des guides dans les bus et petits trains, des accompagnateurs de compagnies, des “taxis” d’artistes, des assistants en cuisine, des personnes nous prêtant main forte ou une aide matérielles. Et j’en oublie probablement. En amont, des cyclistes nous aident à définir le tracé du Rallye et testent le parcours du Rallye. Bénévole, cela a beaucoup de sens. On ne peut que saluer le mérite des gens qui s’impliquent pour diverses raisons dans la vie culturelle de leur région et qui sont de réels soutiens. Ils portent la dynamique de l’événement et rafraîchissent l’image de Lessines.

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Les bénévoles ont des maillots vintage !!! Signaleurs. (mais pas tous)

QUESTION 9

Il y aura une édition 2019 ? Tu as déjà des projets ? Tu peux nous dévoiler quelques aspects ?

Rendez-vous certainement le dimanche 22 septembre 2019. Parmi les nouvelles, on peut annoncer le retour du phénomène des Black Blues Brothers avec un nouveau spectacle axé sur les sixties. Ces artistes, au sommet de l’art acrobatique, ont été la sensation de l’édition 2018. Ceux qui les ont vus apprécieront de les revoir dans une nouvelle création. Et ceux qui n’avaient pu les découvrir cette fois à cause de la météo détestable en auront la surprise en 2019. Pour les autres spectacles, il y a des options sur certaines compagnies. Le 7e Rallye permettra peut-être de faire venir à Lessines des spectacles que nous espérons depuis quelques années : Gandini juggling ou le Caroussel des Moutons. A cette heure, le travail de programmation est en cours ! Comme chaque fois, nous essayerons de dénicher des petites perles et des spectacles axés autour du vélo.

QUESTION 10

As-tu à l’esprit que l’activité « Rallye Théâtre » est celle qui amène le plus de monde sur Lessines en matière de cyclisme ? Avant c’était la randonnée du club de VTT de Papignies puis le VTT des Agons de Ogy. (sauf le Beau Vélo de Ravel qui est très épisodique)

Le jeu en vaut donc la chandelle ! Je suis heureuse que notre Rallye, à sa manière, contribue au rayonnement du cyclisme et de la ville. Nous accueillons sans doute un public cycliste très varié et familial. Nous roulons, éveillés, “dans notre rêve”, pour paraphraser Victor Hugo. Le vœu était de montrer que culture et sport sont deux mondes qui dialoguent et qui se renforcent mutuellement.

QUESTION 11

Que peut-on te souhaiter de mirobolant pour 2019 ? (au niveau Rallye)

Du soleil, des vélos, des cyclistes ! Le maintien des évolutions acquises. L’intérêt de mécènes, sponsors, autorités de tutelle, sur les plans culturel et sportif, pour soutenir le développement et l’élan naturel de l’organisation. Mais surtout que le Rallye continue de plaire aux gens et de faire des émules. Que nous puissions toujours faire venir, à Lessines, des spectacles extraordinaires et partager ce rêve avec la population. Voilà la liste à mettre prochainement sous le sapin. Sans oublier : le bonheur d’accueillir un jour Cheptel Aleïkoum avec son chapiteau, sa vingtaine d’artistes, ses numéros autour du vélo et proposant un concentré de bonheur. Pour la petite idée : le coût de leur spectacle représente presque les ¾ du budget du Rallye. Mais leur venue, ça serait le pied !

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Il passe dans le parc d’Ollignies !!!

Question 11

1) Le cyclisme des loisirs grandit alors que le cyclisme de compétition se meurt. Cela t’inspire quoi ?

Evidemment, d’un côté, je suis ravie de constater la popularité du vélo et que la bicyclette soit de plus en plus présente, recommandée même, dans la vie des familles et des gens. Quant au cyclisme de compétition, j’espère que ce n’est que le creux de la vague pour un sport qui jouit d’une histoire, d’un enracinement sur le territoire. Même s’il convoque moins d’adeptes et de jeunes actuellement, le cyclisme sportif reste riche en aura. Il a ses champions, ses événements charismatiques. Sur le plan lessinois, on peut se réjouir qu’une ville comme la nôtre ait vu deux de ses habitants inscrits à une des plus grandes épreuves sportives mondiales, le Tour de France. Après le Crique, il y a le jeune Thomas Degand dont le groupe est régional. Peut-être qu’une émulation pourra se faire sentir à moyen terme. On a de plus l’impression que le cyclisme sportif vit bien, mais sous moult facettes (VTT, BMX, freestyle, etc.). Voici un discours du directeur du Tour de France de 1989 à 2006”.

“Le cyclisme est un sport déjà ancien – le Tour de France a plus de 100 ans ! – et son histoire a donné lieu, par conséquent, à quantité d’aventures, de drames, d’exploits, qui lui ont constitué une véritable légende. Un patrimoine, un enracinement, un lien quasi charnel… (…). De ce terreau ont émergé de multiples manifestations venues renforcer encore la popularité du vélo. Alors, tous en selle pour quelques moments de plaisir tout simple et tout sain ! » dixit Jean-Marie Leblanc. Des paroles qui pourraient s’appliquer au Rallye !

Question 13

Les membres de « LESSINES CYCLISME ON WEB » ont été très heureux de pouvoir être insérés dans le programme. Peut-on envisager une reconduction de la collaboration ?

En avant toutes  ! La collaboration avec “Lessines cyclisme” est pertinente et le travail a été particulièrement bénéfique : aide aux repérages du parcours, organisation d’un bar et d’un accueil des artistes au départ du Rallye, etc. Et surtout, une exposition consacrée au cyclisme à Lessines, riche de documents. Ce partenariat représente l’essence-même de l’association entre sport et culture que nous voulions installer. Et “Lessines cyclisme on web” nous offre son expertise et conforte la référence cycliste du Rallye.

LCOW : Merci grandement à Mme MARIAULLE pour sa précision. Comme vous pouvez le constater, l’organisation d’un tel événement, d’une seule journée, nécessite de longues préparations. Par ailleurs, la météo est un élément essentiel dans une activité qui se déroule en extérieur. Le « RTPR » a trouvé son public mais il n’a pas de limites. Il peut encore grandir. Ce qui nous est annoncé pour cette 7eme édition semble pétillant. Dans notre boule de cristal, nous avons vu qu’il fera grand soleil le 22 septembre et que le cap des 1000 participants sera franchi !!! Si si … .

N.B : Nous vous invitons à vous rendre sur le site du CCRM pour connaître l’agenda 2019. N’oubliez pas la page Facebook !!! Vous pourrez même les encourager pour le travail accompli.

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