« LA MAISON DU PEUPLE » #2 #Bois-De-Lessines #LaPetiteHistoire #2020

Mis à jour, le 21/02/2020.

Photo. Merci à la « BOUCHERIE ERIC » pour cette image du début des travaux. Un premier coup de pelle (grue) a entamé le toit. C’était dans la matinée du 08/02/2020. Article 2.

Nous ne pensions pas qu’il fut à ce point compliqué de retrouver la date de construction de la « MAISON DU PEUPLE » de Bois-de-Lessines. Plusieurs cartes postales la présente en activité au début des années 1930. Un blason serti près de la scène concernait la création d’une harmonie musicale en 1939. (merci à Marc DELAUNOIT) Un dernier élément nous permet de penser qu’elle est antérieure à 1925. (merci à Marie-Louise DUQUESNE qui l’a connue étant jeune) Le bâtiment daterait donc du début du siècle dernier. Les premières « MAISONS DU PEUPLE » ont été construites vers 1872. Le « Parti Ouvrier Belge » avait le vent en poupe. Il faisait de ces lieux, un moyen de propagande. Dans certaines grandes villes, le « POB » construisait des palais !!! Finalement, ce « peuple » n’était-il qu’une maison d’habitation à qui les « socialistes » ont donné une autre destination ? Il est manifeste que des travaux ont été entrepris aux fenêtres vers 1930 et plus tard. Nous cherchons encore. Nous avons pris contact avec l’Agence Wallonne du Patrimoine à Namur et à Mons. Le bâtiment n’est pas classé et ne fait pas partie de l’inventaire. (merci à Mr DEVESELEER pour ses conseils) Il nous restera donc la consultation des journaux de l’époque. (bibliothèque Tournai) Un petit descriptif. La façade n’est pas en bord de rue. L’avant a toujours été destiné à du parking. Au début en terre, puis en grenailles et enfin en tarmacadam. La partie relative au café comportait une grande pièce avec un comptoir, une cuisine et une cave. Tables, chaises et bancs arrondis étaient en bois, de même que les demi-murs jusqu’à hauteur d’homme. La salle de billard était un magasin/supérette « COOP » (Coopérative socialiste) dans les années 1960. L’étage (très petit) était réservé aux chambres et à un grenier. Un passage étroit, une ruelle (couverte avec le temps ?), se trouve accolée au café « LES JEUNES VAINQUEURS ». Quand le public ne souhaitait pas traverser le café, il empruntait ce couloir qui donnait sur l’arrière-cour, l’habitation du cafetier, les toilettes, la remise, la basse-cour et le jardin. Le passage servait d’entrepôt aux paniers des coulonneux + citerne à mazout. La salle immense avait une capacité de +/- 500 places assises. Elle possédait une très grande scène en bois (et un « Trou du souffleur »), un rideau rouge en feutrine, des coulisses embouteillées et un dessous qui a même été une modeste cuisine. Deux robustes escaliers étaient accessibles de part et d’autre. Une porte donnait sur le reste de la propriété avec vue sur le bois DECLERCQ. Un bar (entrée), un local de stockage (à gauche) et un autre pour les colombophiles remplissaient l’espace (à droite). Un grand pare-vent empêchait le froid de s’engouffrer lorsque la porte s’ouvrait. Et quelle porte !!! Plancher, tables, bancs et chaises pliables (+fer) étaient aussi en bois. Nous ne pouvons pas oublier qu’il s’agissait d’un haut lieu dédié à la lutte sociale. Si les murs pouvaient parler … . A notre connaissance, c’était « LA RUCHE OUVRIÈRE » qui gérait les biens de ce genre. Et puis, vers 1970, le déclin s’annonce. Petit à petit, les « MAISONS DU PEUPLE » sont démantelées. Elles sont rasées et même recyclées en logements. Dans notre entité, seul le café de Deux-Acren subsiste. A Lessines, le bâtiment de la Rue Oscar Paquay est devenu un cabinet vétérinaire et des appartements. A Ollignies : magasin, café et salle ont laissé place à une nouvelle construction. Tout à un temps et tout fait son temps. La mutation sociétale est grande. L’endoctrinement passe par d’autres canaux, réseaux. Il reste que pour plusieurs générations de Bois-de-Lessinois de souche, la disparition d’un tel édifice a créé l’étonnement, si pas l’émoi.

Un troisième et dernier article concernera les événements qui se déroulaient dans ce lieu. Précisons qu’il doit y avoir plus érudits que nous sur ce sujet.

N.B : En ville comme dans les villages, les Cercles libéraux et catholiques ont suivi le même chemin. Les uns plus tôt, les autres plus tard.

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