FREIN A DISQUE … EPISODE 2 ET FIN, AVANTAGES ET INCONVENIENTS. #2020

Corrigé.

Photo. Toutes les équipes compétitives ou les cyclos ne sont pas équipés de frein avec disque. Même s’il est vrai que cela devient une mode. Mieux, les pros ne sont pas tous en adéquation avec ce type de freinage. Pour cause de sponsors et d’obligations. Ils n’ont pas souvent le choix quant à leur matériel. (quoique, en début de saison, TAMINIAUX avait encore du patin contrairement aux autres) Alors, le disque, une mode ou un avantage technologique ?

2018, presque personne n’a le frein à disque.

Si vous nous aviez posé cette question en matière de moto de cross (vers 1980), nous aurions répondu sans hésitation : « UN AVANTAGE » (grand écart entre les anciennes mâchoires et le disque – encore faut-il bien choisir la dureté de sa plaquette et agir pour que le système ne se grippe/ne fuite/ne rouille pas). En matière de cyclisme, notre réponse est plus dubitative. Dans un post précédent, nous avions abordé l’utilisation du frein à disque sous forme de sondage. Nous avons bien reçu quelques réponses par mail mais l’hébergeur a choisi un outil très aléatoire. Première analyse, celle du magazine « LE CYCLE » qui nous a été donnée par JhonnyS. Dans un dossier intitulé : « LE FREINAGE », l’approche est très technique. Dans la seconde analyse reprise dans « DEPANN’ VELO », un dossier relatif au disque, c’est plus simple. La dernière approche sera constituée de votre et de notre expérience. En avant !!!

Toutes sont différentes. Et le frein sur patins est totalement autre que celui avec plaquettes. Voilà, ce qu’il nous faut en retenir. Notez que nous ne sommes pas des professionnels mais … l’expérience peut aider.

  • 1er cas : L’accent est mis sur le patin qui freine sur une jante et une plaquette sur un disque.

Avantages : Pas besoin d’adapter les plaquettes comme pour un patin qui doit « rentrer » dans des jantes différentes. (largeur, hauteur, matière) Plusieurs choix de plaquettes (dures, molles) existent selon la puissance souhaitée. La chaleur varie beaucoup de l’une à l’autre. C’est un peu pareil pour le patin qui a des qualités du même type. Sur pluie, il semble que le système soit plus performant que le patin. Il semble que le gros point positif serait la force nécessaire pour appliquer un freinage puissant. Elle serait nulle ou presque.

Désavantages : Pour un patin, le cadre résistera toujours à la force de pression ou de torsion engendrée par le freinage. Une roue en alu ou en composite sera toujours au top. Cela ne sera peut-être pas toujours le cas des plaquettes qui peuvent créer des vibrations. Le disque est plus puissant et a une attaque de freinage plus rapide, et donc, plus rude. Surtout si vous utilisez des disques de très grand diamètre. Un constat. Le vélo à disque est généralement plus long, plus stable mais moins réactif. Le bruit du frottement des plaquettes dans les étriers peut se faire entendre. Il faut un temps d’adaptation. La réactivité après avoir pressé le levier est plus vif. Par la suite, il faudra savoir doser.

Pratiquement : Le gros souci est la possible fuite d’huile. Lors d’un nettoyage, il faudra faire très attention avec la haute pression. Le mécanisme intérieur peut être endommagé. Graisser un disque ne serait pas une bonne idée et pourtant … . Le disque peut se voiler et ce, même sans chuter. Il peut aussi occasionner des blessures coupantes. Ils nous disent que changer une plaquette est plus facile que de changer un patin. Rien n’est comparable mais la mécanique du patin est tout de même nettement plus simple à prendre en charge pour celui qui a deux mains gauches. Le patin comme le disque doivent être rodés. Le frein à disque doit être purgé. Attention, il peut contenir de l’air. Il est également recommandé de changer câbles ou durites chaque semestre. Pour changer une roue, surtout celle de derrière, les choses semblent simple mais il n’en est rien. Vous avez déjà tous vu ces mécanos avec des visseuses/deviseuses dans certaines équipes. Les fixations ne sont pas toutes pareilles. N’oubliez pas que les durites sont l’élément perfectible. Fuite ou cassure sont des cas réguliers. Agir avec prudence. Enfin, même les pros tombent par la faute du frein à disque.

2019, un coureur sur deux, même dans sa propre équipe, a le frein à disque.
  • 2eme cas : (il est moins long que le précédent)

Dans ce second aspect, l’auteur nous indique derechef que le mécanisme de l’étrier N’EST PAS VISIBLE contrairement au patin. C’est très important car vous ne savez pas toujours s’il y a de la rouille, des restes de terre, des cailloux à l’intérieur du dispositif, un support de plaquette plié. Blocage possible. Un piston (ou plusieurs) pousse sur une plaquette, pas les deux. Il vaut mieux plusieurs pistons pour une poussée uniforme des deux côtés. Avec un seul piston, une plaquette pourrait être usée plus rapidement que l’autre. Grande précision, il existe des freins mécaniques = avec un câble qui s’active dans une gaine. Et des freins hydrauliques = la commande se fait par déplacement d’un fluide (huile) dans une durite (tuyau). Distinction à ne pas oublier. La pression se fait donc via un câble ou suivant la pression d’huile. Le disque peut être fixe ou flottant suivant le modèle de l’étrier et suivant le nombre de pistons. Sans omettre qu’une plaquette peut très bien être fixe alors que l’autre est flottante. Plusieurs systèmes (co)existent, un peu comme dans la moto. C’est ce que nous avons connu. Un disque doit être perforé. C’est indispensable. Les modèles « pleins » sont antinomiques. Ils ne laissent pas la chaleur s’échapper. Ils doivent donc être plus épais pour éviter la déformation rapide. Le système par câble semble voué aux oubliettes. Le coût de l’hydraulique, même en bas de gamme, devient de plus en plus accessible. (mais toujours cher par la suite)

Avantages : Le disque est plus puissant. Il ne dépend pas du voilage de la roue comme le patin mais le disque peut aussi voiler ou se tordre en cas de chute. Le démontage des plaquettes est simple. Sur ce point nous n’avons pas la même vision. Un patin est plus facile à changer. Nous connaissons très bien les deux models.

Désavantages : Plus coûteux. Plaquettes plus chères. Eviter d’huiler les disques ou nettoyer après une fuite d’huile. Sur ce point non plus, nous n’avons pas la même vision. Huiler légèrement évite la rouille et après deux ou trois freinages, il n’y paraitra plus. (hivernage) L’usure des plaquettes plus molles devra être à considérer. Choisir la bonne « consistance » de plaquette n’est pas aisée pour un simple cycliste du dimanche. Un disque peut se voiler. Le remplacer n’est pas forcément aisé suivant les marques. Il est nécessaire de changer le liquide de frein assez souvent. Attention aux durites.

  • 3eme cas.

Evitez le bas de gamme qui sera source de soucis répétitifs. Nous, comme d’autres, avons ou avons eu des freins à disque. Ce système ne nous a pas emballé. Le freinage n’était pas forcément meilleur. Il était différent. Plus incisif dans les premiers mètres (un tour de roue) en fonction de la météo ou de la chaussée. Mais ce n’est pas un paramètre qui a influencé notre retour au patin (plusieurs tours de roue). Le patin permet d’ANTICIPER. Le disque, de prendre des RISQUES. Le frein à disque est CHER (le bon). Si vous optez pour des plaquettes molles, vous allez pouvoir en changer régulièrement. Surtout si votre étrier est mal centré. Si vous optez pour les dures, votre disque va en prendre un coup maximum. Vous verrez vite sa couleur changer. Et si vous avez tendance à piler sur le levier, vous allez très souvent passer au-dessus de l’engin. La roue va rester sur place. Bien entendu, le pro n’est pas le cyclo ou le loisir. Le disque est une belle innovation dans le domaine du deux-roues. Pour la compétition, pas forcément pour les autres. Ce dont peu de monde parle, c’est de son poids supérieur. Près de +/-500 grs. C’est un détail. Les cadres sont plus légers mais CASSENT très vite. Cette saison, plusieurs copains ont été dans le cas. Même en carbone. L’an dernier, sur plusieurs épreuves pros, moins de la moitié des équipes avaient des disques. En 2020, c’est plus de 90% qui en sont équipées. Un fait est certainement le côté publicitaire donné à cet accessoire. « MOI, JE VEUX AVOIR LE MÊME VELO QU’UN PRO ».

2020, presque tout le monde a le frein à disque.

Après avoir passé en revue quelques avis de spécialistes, à vous de vous faire une idée sur la question. Nous sommes plusieurs à avoir utilisé et à utiliser les deux systèmes. Honnêtement, la différence est-elle à ce point aussi impressionnante que tout le monde voudrait nous le faire croire ? Nous avons un « VTT » à plaquettes qui ne freine pas mieux que notre « ROUTE » à patins. Et oui, on ne parle pas du même type de vélo … .

N.B : Une approche similaire a déjà été réalisée entre le pneu et le boyau. Nous en sommes au même point.

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