MARQUES DISPARUES.

Corrigé.

Les marques de bicyclettes sont un peu comme tout le reste. Certaines subsistent des décennies et d’autres disparaissent comme par enchantement. Aussi vite qu’elles ne sont apparues. Dans une grande majorité de cas, elles sont vivaces le temps d’une vie. Celle du ou des concepteurs. Et à moins d’avoir un successeur ou un repreneur, elles tombent dans les oubliettes. Les marques de cycles ont quasiment toujours été associées à la compétition. Une belle vitrine publicitaire. Soit par le biais d’une équipe ou soit par le prêt de matériel. Soyons honnêtes, il n’en existe plus des dizaines de plus de 100 ans d’âge. Sauf peut-être : « PEUGEOT » (qui s’est fortifiée en rachetant notamment « AIGLONS », « ALCYON », « GITANE »), « BATAVUS » (100 ans cette année), « SPARTA », … . Tout comme pour l’automobile, note pays était dans la tête des nations constructrices de vélos. Il y en avait à chaque coin de rue. Un exemple, en 1920, à Deux-Acren, le sieur Jules LONGEVAL fabriquait ses propres engins de course de la marque « RIGIDE ». Le coureur LAURENT remportait même de nombreuses épreuves à son guidon. Au décès de LONGEVAL, personne n’a repris la marque. D’autres encore faisaient partie des grandes ventes durant les années 1910-1925 comme : « ANTVERPIA », « THE BERCLAY », « DEPAS », « SAPHIR », « DION BOUTON ». DEPAS, le bruxellois, équipait l’équipe semi pro de l’époque et avait remporté toutes les étapes du Tour de Belgique. Une autre vedette comme le lessinois Emile BOONE a vendu des vélos de la marque « PP », pendant et après sa carrière. Cyrille DAUMERS, de la famille des DAUMERS, vendait les DION BOUTON. Durant les années 1930 et 1940, il y a toujours eu des fabricants en Europe et plus particulièrement en Belgique. Vers 1950, « BOUCHER » (encore un coureur lessinois) vendait sa marque à la Rue du Progrès. Il est probable que « SYLCHRIST », la marque de Fernand SOETENS, avait aussi ses vélos au Pont d’Ancre. Après, il y a encore eu les « PORFIR » de la maison DEMEULDRE à la Chaussée Gabrielle Richet. Nous pourrions en citer plus encore. Vous le constatez, les marques ne manquaient pas dans notre entité. De nos jours, il y a encore l’entreprise « THOMPSON » qui se trouve dans le zoning ouest. Mais on ne peut plus parler de fabrication artisanale. Nous sommes dans l’ère industrielle. Et la mondialisation est passée par là. Au niveau des magasins, DEGAND ferme et BARBAIX reste le seul vendeur de vélos toutes marques à Deux-Acren. Du jamais vu !!!

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Les fabricants n’avaient pas peur de mettre en valeur leurs produits. 

D’un point de vue plus large, souvenons-nous de celles qui avaient une belle notoriété et qui ne sont plus comme : « MERCURY », « LEJEUNE », « MOTOBECANE », « RALEIGH », … . Il y en a d’autres qui vivotent au sein de grandes structures. Et puis, à certaines occasions, la nostalgie revient. De nouveaux entrepreneurs reprennent une marque et tentent de la relancer comme pour « BERTIN » en France. Les accessoires suivent d’ailleurs le même chemin. Regardez « HURET », « SIMPLEX » et « WOLBER ».

A l’heure actuelle, il y a des milliers de marques de par le monde. De grands groupes rachètent toutes celles qui périclitent. La fabrication de la bicyclette est devenue une affaire économique. Mais qui peut nous dire combien d’entre elles seront encore là dans 20 ans ?

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