LESSINES AU TEMPS DE SA SPLENDEUR.

1919. Au lendemain de la « Grande Guerre », Lessines se remettait doucement mais surement de longues années dures et difficiles. Pourtant, en ville et dans les villages environnants (pas encore de fusion à l’époque) le cyclisme reprenait peu à peu ses droits. (même s’il y a encore eu des courses durant la guerre) Le cyclisme était roi. Les activités de plein air et gratuites faisaient sortir les foules. La TV n’existait pas. Juste la radio et encore pas dans la majorité des foyers puisqu’elle est réellement née en 1914. CHAQUE semaine, il y avait des épreuves en nombre. Et pas seulement dans notre contrée car à Grammont, à Ath et plus loin encore, c’était du pareil au même. Il est loin ce temps où les courses étaient le lieu de rendez-vous des amateurs de toute une région. Pour les uns, il fallait encourager les gars du coin. Pour d’autres, c’était la sortie dominicale en famille. Mais on ne peut vivre que du passé. Il peut toutefois aider le présent à trouver des motivations pour faire redémarrer ce sport magnifique.

Scrutons d’un peu plus près cet article tout droit sorti du « LE POSTILLON » de juin 1919. Dans la « Chronique Sportive » les courses étaient annoncées. Elles étaient d’ailleurs commentées dans un autre. Et dans une dernière, les résultats étaient donnés. Localement, la diffusion de l’information était importante. Aujourd’hui, nous n’avons plus ni, « Le Postillon », ni « L’Hebdo », ni « L’Echo de la Dendre », ni « Lessines Vélo », Ni « En avant Lessines », … . Tout ce qu’il nous reste, ce sont des journaux gratuits à connotations publicitaires qui ne donne plus ou presque d’informations sur notre entité. (décès, naissances, mariages, …) C’est morne. Mais nous avons une radio : « Ma Radio ». Dans la chronique, nous remarquons immédiatement que le vélodrome acrenois (à l’ancien cimetière, près de l’ancienne cure) avait programmé une réunion avec plusieurs compétitions. Il y avait encore des vélodromes à l’époque !!! La semaine suivante, à Ghoy, « Les Joyeux Philanthropes » en organisent une sous forme d’aller-retour Ghoy/Flobecq pour les débutants. Puis toujours à Deux-Acren, une course pour non licenciés sera mise sur pieds le lundi. Notons qu’il était fréquent que des épreuves aient lieu en semaine, en fin d’après-midi. Cela agrémentait le temps libre des citoyens et faisait profiter les nombreux bistrots.

Ceci n’est qu’un petit aperçu d’une année 1919 riche en courses cyclistes. Nos articles du « Le Postillon » peuvent en attester. Nous pouvons également vous signaler que dans les années qui suivront, il y en aura de plus en plus. Dans cette période et dans les suivantes, il n’était pas rare de dénombrer plus d’une quarante de coureurs sur Lessines. Un sport à la mode. Nouveau aussi !!!

Actuellement, sommes-nous dans le creux de la vague ou dans le désert ? A choisir, il serait préférable de nous imaginer dans un creux car ainsi, nous pouvons encore espérer un déferlement pour nous porter vers les sommets. #L’espoirFaitVivre.

 

 

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