OCANA : LE FIER HIDALGO !!!

Espagnol de nationalité mais français de cœur. OCANA a même eu, tout un temps l’idée de changer de nationalité. Il faut bien avouer que les journalistes de l’hexagone en avait fait un des leurs alors que les espagnols, ne savaient pas le voir en couleur. Ce coureur surtout connu pour avoir porté le maillot de l’équipe BIC, a été sur le devant de la scène de nombreuses années. En fait, Luis OCANA PERNIA, a connu d’autres équipes de renom comme FAGOR, SUPER SER et FRISOL. Il est même passé comme stagiaire chez MERCIER en 1967. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il n’a pas fait une longue carrière. Neuf années chez les professionnels, c’est peu. C’est dans la moyenne. OCANA, c’est 112 victoires. Dont : Koersel, le championnat d’Espagne, le classement des grimpeurs au tour d’Espagne, le Midi Libre, le Dauphiné, le tour d’Espagne, Boulogne, Brette les pins, Remiremont, le tour de Catalogne, le trophée Baracchi, le trophée des Nations, le tour de France, … . Un coureur de tours, petits ou grands, avant un coureur de classiques. C’est d’ailleurs sur le tour de France qu’il s’est forgé une solide réputation. Néanmoins, il était un peu le « Caliméro » du peloton. Vous pensez, se faire battre par ses équipiers espagnols à la Vuelta parce qu’il n’entrait pas dans le moule. Cette chute incroyable dans le col de Mente dans un vrai déluge. Elle lui fera perdre cette édition de 1971 du TdF. Mais derrière ce frêle coursier, il y avait un homme dur au mal qui tenait ce langage que nous apprécions par dessus tout :

OCANA2
C’est tellement vrai !!!

MERCKX savait à quel point ce noble OCANA faisait preuve de correction. D’ailleurs, dans ce tour de 1971, MERCKX refusa de porter le maillot jaune qu’il récupérait pour cause de chute de son adversaire. OCANA, c’est toute une époque. Les gens de notre génération ne peuvent oublier. De 1965 à 1970, les courses étaient belles et intenses.

Après sa carrière active, il a été directeur sportif pour diriger les colombiens de TEKA. Alors qu’il devait le devenir chez FAGOR, encore une fois, le sort s’est acharné sur ce brave homme. Un autre aura sa place. Il a également été commentateur TV et radio. Puis, il a acquis un domaine dans le Gers. Il a tout refait de ses mains, tout seul, pour exploiter le raisin dont il fera de l’Armagnac. Il était simple et voulait le rester. Il était fier Luis. Ce fils d’une famille de trois enfants dont le père immigré avait voulu inculquer à sa fratrie le goût du travail. L’Armagnac, ce n’est pas le Cognac disait-il. Nous voulons lui garder une taille humaine. Comme lui sommes toutes.

Enfin, il n’aurait pas le temps de bâtir son avenir. Le 20 mai 1994, il est retrouvé mort. Il s’est tué avec une arme à feu. (le suicide a toujours été réfuté par la famille) Il avait 48 ans et avait contracté une hépatite C.

Luis OCANA restera pour toujours ce coureur talentueux qui a malmené MERCKX et qui s’est fait un palmarès envieux dans une génération où tout le monde voulait et pouvait gagner.

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