« SOUVENEZ-VOUS » : Karel KAERS. #2020

Photo. Au « CIRCUIT DE PARIS », Karel KAERS est vainqueur devant MAGNE et CLOAREC.

Faisant suite à l’article sur la DDR et le Mur de Berlin, nous pensions qu’il était utile de reparler de Karel KAERS. Il a gagné un championnat du monde à Leipzig (1934) dans un pays en pleine effervescence. Il avait à peine 19 ans. C’était une vedette internationale de l’avant-guerre. Originaire de la région anversoise, ce coursier robuste est pourtant décédé à l’âge de 58 ans. Pistard avant d’être routier, c’était néanmoins un polyvalent depuis son plus jeune âge. Il a été dans le haut niveau pendant près d’une vingtaine d’années de 1933 à 1948. Attention, dans cette période, le terme professionnel n’est pas totalement identique à ce que nous connaissons de nos jours. Souvenez-vous du lessinois Omer THYS qui roulait avec les pros sans être dans une équipe pro et sans nécessairement être ce qu’on appelle être « indépendant ». KAERS est passé chez : « PELISSIER-HUTCHINSON », « BURY », « ALCYON-DUNLOP », « TRIALOUX-XOLBER », « BRISTOL », … . On dénombre +/- 56 victoires dont : 1er TOUR DES FLANDRES, plusieurs titre nationaux sur piste et sur route, 1er PARIS, 1er ZURICH, 1er ANVERS, 1er BRUXELLES/BRUXELLES, 1er NAMUR, 1er OUGRÉE, … . Et tout ça sans les moyens de locomotion actuels !!! Il aura connu les équipiers suivants : SARDEUR, WILLEMS, SCHOOF, LAMBERT, VAN ERP, REYNS, ARCHAMBAUD, BLIN, BRUNEAU, BONO, BILLIET, BUYSSE, DECALUWE, JOYEUX, PELISSIER, ROSEEL, VAN SIMAEYS, ACOU, NEUVILLE, LACROIX, PELLETIER, SCHOTTE, STERCKX, VANSTEENBERGEN, VAN HERZELE, BAILLEUX, ARNOLD, BERTON, BONO, GOUJON, HAAG, KINT, … .

omer
Pendant que KAERS remportait le critérium de BRASSCHAET, le lessinois Omer THYS remportait celui de Tournai.  Des coureurs trempés dans de l’acier.

A coups sûr, les forçats de la route datent de cette époque. La facilité n’était pas de mise. Matériels, routes, déplacements, salaires, … tout était tellement dérisoire. La famille de Omer nous en a parlé. Et pourtant, ce sont eux qui ont été à la base de tout ce qui se fait encore de nos jours. Leur donner de la visibilité n’est qu’une juste récompense. Ils ne se plaignaient pas car ils aimaient leur sport. Le confort ne faisait pas partie de leur vocabulaire. C’est au caractère qu’il fallait vaincre ou mourir. #Souvenons-nous

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