ENTRETIENS CROISES. Serge DEGAUQUE et Sébastien DEBAYE NOUS RACONTENT LEUR #HAUTEROUTE DANS LES ALPES.

Photo. Serge DEGAUQUE au départ du 150 km des « Saint-Roch » et Sébastien DEBAYE, accompagné d’un futur débutant, au « VTT DE L’ATHÉNÉE ».

Voici les liens pour voir ou revoir les textes rédigés en août au sujet du périple de nos deux aventuriers >>>

https://lessinescyclismeonweb.com/2018/08/20/direction-haute-route-des-alpes-pour-serge-degauque-et-sebastien-debaye-altitude/

https://lessinescyclismeonweb.com/2018/08/24/j-2-pour-les-alpinistes-degauque-et-debaye-altitude-hauteroute-desalpes/

https://lessinescyclismeonweb.com/2018/08/27/2e-etape-terminee-pour-serge-et-sebastien-hauteroute-alpes/

https://lessinescyclismeonweb.com/2018/08/29/la-mer-se-rapproche-pour-sebastien-debaye-et-serge-degauque-hauteroute-alpes/

https://lessinescyclismeonweb.com/2018/08/31/sur-les-hauteroute-des-alpes-cest-reveillon/

https://lessinescyclismeonweb.com/2018/09/01/feu-dartifice-sur-la-hauteroute-des-alpes/

Ils nous auront tenus en haleine plus d’une semaine durant les vacances. Mais cela valait la peine. Outre le fait qu’ils n’étaient pas partis pour faire de la figuration, nous avons également pu profiter de leur vécu sur les réseaux sociaux. La « Haute Route » des ALPES, ce n’était pas une mince affaire. Vous en avez un aperçu complet dans les six pages qui ont été consacrées à leur grande traversée de Megève à Nice. Et puis, que de beaux paysages ont été offerts à nos yeux. Parce que forcément, quand vous étés attentifs aux coursiers, vous ne pouvez pas faire abstraction de ces cols vertigineux, de ces montagnes, de cette organisation magnifique, de ces performances réalisées par les concurrents. Nous leur avons demandé s’ils acceptaient de répondre à quelques questions « à froid ». C’est sans aucune hésitation que Serge et Sébastien ont donné leur accord. Nous les en remercions grandement. Nous sommes admiratifs devant une telle débauche d’efforts. « Qui veut, peut !!! » Voici l’entretien. Merci encore grandement à eux.

Notez que pour les réponses nous avions convenu d’utiliser « SD » mais … ils ont les mêmes initiales. lol Alors nous utiliserons leur prénom.

1) Comment l’idée d’aller faire un tel périple dans les Alpes a t’elle germé dans ton esprit ? C’était prévu seul ou à plusieurs ?

Sébastien : Je vais commencer par l’anecdote. En fait, si je suis arrivé sur les hautes routes c’est « à cause-grâce » à mon chien Maax (Border Collie de race et pas toujours très sage)… . Mon épouse avait posté sur Facebook une photo de Maxx couché sur la table du salon. La compagne de Serge, Irène, a « aimé » la publication et dit à Serge pourquoi ne demandes-tu pas à Sébastien de faire les Hautes Routes avec toi. Il m’a sonné et comme je suis toujours partant pour une aventure vélo je me suis décidé immédiatement.

Serge : J’ai toujours recherché des challenges. Il y a trois ans, avec Jérôme ROSIER, nous recherchions un gros truc. On a fait l’Ardèche. Et plusieurs autres épreuves. Mais quand j’allais sur le net, j’allais toujours sur les Hautes Routes. Grimper, cela m’intéresse. Et puis de fil en aiguille, l’idée à germé. Note qu’il faut une grosse préparation, du temps et cela représente un coût. Par ailleurs, il faut oser se lancer dans un challenge pareil. C’est du lourd. Je pense que le coût peut-être un frein. Je me suis inscrit seul. Mais un mois plus tard, j’ai contacté Sébastien et nous nous sommes directement entendus. C’était parti pour … les Alpes.

2) Mégève et Nice, deux villes « chic and luxe » pour le départ et l’arrivée c’était bien ? En plus, le temps a été relativement bon … .

Serge : L’une comme l’autre étaient superbes. Deux villes que tu peux y retourner pour les vacances car c’est très beau. Nous avons toujours eu du beau soleil mais il faisait assez frais. Un exemple, le premier jour pour le départ de l’étape, nous avions 3°. Je vais te dire que l’organisation était hors paire. Nous recevions une carte d’identité, un dossard, un transpondeur, un sac avec tout l’équipement dedans. Ce sac nous suivait partout au départ et à l’arrivée, dans les voitures de l’organisateur. Avec notre CI, nous étions identifiés pour tout.

Sébastien : Au niveau de l’épreuve au jour J-1, petit tour au Brûlage Maronne du Grand Gouyasse (sobriété+++) et le jour J, départ pour Genève en avion ensuite transfert en bus jusqu’à Megève. Ce qui est formidable dans cette semaine c’est que l’on a préparé ça comme des ‘’pros’’ et que l’on a fait le métier. Entre l’inscription en novembre 2017 et l’épreuve fin août 2018 on avait quelques mois devant nous… .

3) Quelle étape t’as le plus marqué physiquement ? Le col le plus impressionnant ? Ce qui t’as le moins plu ?

Sébastien : Au niveau difficulté, le col de Sarenne est celui que me laisse le souvenir d’être le plus difficile. Le col de la Bonnette est celui qui m’a le plus impressionné. Enfin, le plus d’émotion c’est dans l’ascension du CLM de Risoul 1850 avec 270 watts de moyenne et d’avoir la satisfaction du travail fourni pendant des mois. A l’arrivée à Nice on se dit mais quelle chance d’avoir pu vivre une semaine comme celle-là !

Serge : Pour moi, le plus difficile était la plus longue étape de 150 km. Très longue. Premier jour avec des cols à répétition et de la distance. En plus, on avait encore la fougue des premiers jours. Et c’est là que j’ai commencé à être malade. Le col le plus impressionnant est celui de la Bonnette. Il y a de gros pourcentages et le revêtement est exécrable. Il y a des trous partout. En outre, les routes sont étroites. Il y a constamment des changements. On ne sait pas y prendre un rythme. Ce qui ne m’a pas trop plu, c’est le fait de devoir chaque jour aller au déjeuner à un autre endroit que celui où on dormait. C’était une salle de sport près du départ. Pour le reste, tout était super.

4) Tu avais fait une préparation spécifique ? Combien de bornes avais-tu déjà dans les jambes ? Courses ? 

Serge :  Bien entendu, j’avais fait une préparation. Je faisais toutes les côtes de la région comme le Muur, le Bosberg, … dans des sorties de 90 km avec 40 montées. J’ai fait cela seul, à ma main, six mois avant de partir. Au moment du départ, j’avais 12.500 km dans les jambes. Je n’avais fait qu’une seule course, celle de Georges BOUILLON à Lessines. J’ai aussi roulé les brevets longues distances avec les cyclos de Saint-Roch.

Sébastien : Ma préparation. Bien manger, bien rouler, bien dormir. Suivi personnalisé par Coaching Training Plus Charles Dewolf avec entrainement sur base des Watts (Inspiré de Frederic Grapp) Stage-Vacance en Ardèche. 28 jours avec participation à l’épreuve l’Ardechoise (220 KM 11 cols 4200 m d+ 38ème scratch et 9 catégories)              Déplacement aller- retour à vélo sur les courses de l’EDH. +/- 12.000 km parcourus au 26/08/2018. Bon pour le moral avant de partir… une victoire sur le marathon vtt de 100 km à Chimay dans ma catégorie (5ème scratch) et 3ème au championnat du Hainaut EDH cat « A ».

5) C’est une vraie compétition ? Tu peux étayer ? L’organisation était magnifique d’après ce que nous avons vu ? Hôtels ? 

Sébastien : Splendide, magnifique et magique les hautes routes, le temps d’une semaine on vit comme les pros du tour de France (ville étape, chronométrage Tag Heuer, 30 motos, etc….) et que dire des parcours, que des monuments. (sic mon Papa qui a suivi ça de près). L’organisateur pense à tout.

Serge : C’est une vraie cyclosportive. Quand tu vois les gars de devant rouler, c’est fou. Tout le monde est là pour performer. Tu as un timing à respecter. Il ne faut pas traîner en route. Tu ne pouvais pas arriver hors délais car tu devais rendre le dossard et tu n’étais plus dans le classement. Tu pouvais encore continuer mais à tes risques et périls. Tu devais d’ailleurs remplir une charte avant de partir. Pas un papier par terre où c’est hors course, … .

6) Quels pépins as-tu rencontré ? Physiquement et techniquement ? 

 

Serge : J’ai eu une fuite. A un autre moment, un anglais est venu taper dans ma roue arrière et a tordu mon dérailleur. J’ai pu terminer mais avec un vélo qui cliquotait !!! Je ne voulais pas arrêter et attendre la dépanneuse car j’aurais perdu beaucoup trop de temps. Après l’étape, j’ai été faire réparer. Ensuite, j’ai eu une indigestion. Je me sentais vraiment mal. Je ne savais rien avaler. J’ai donc été très faible rapidement. Au quatrième jour, j’ai été voir le médecin. J’avais une bronchite. Il m’a soigné au sirop. Cela m’a permis d’éviter de tousser car j’emmerdais Sébastien pendant la nuit. Puis au CLM, j’ai attrapé de la fièvre. A la dernière étape, le médecin m’a demandé d’arrêter. Je n’ai pas voulu car je n’avais pas fait tout ça pour rien. J’ai été au bout même si cela n’allait pas très fort. Je ne savais plus respirer. Dans le Galibier, j’avais même vomi mais j’ai terminé.

Sébastien : J’ai vécu cette semaine avec passion, ambition et progression. Heureusement sans aucun pépin physique ni mécanique. Je peux même dire que l’effort était digéré de jours en jours.

7) Vous avez fait des rencontres de route ? Il y avait beaucoup de nationalités.

Sébastien : Néant.

Serge : Il y avait plein de nationalités dans la course mais nous avons surtout parlé avec des suisses et des français. On va d’ailleurs essayer d’en faire revenir un ou deux pour le Tour des Flandres. Nous sommes 200 abonnés de l’épreuve sur STRAVA. Mais nous n’avons des contacts qu’avec deux rouleurs.

 

8) Si vous avez une anecdote à nous raconter, quelle serait-elle ? Deux c’est bien aussi !!! lol

Serge : J’ai une plaie là où tu imagines et cela faisait très mal. Merci à Sébastien de m’avoir soigné !!! lol

Sébastien : (il avait débuté avec l’anecdote de son chien Maxx)

9) Si vous aviez un conseil à donner aux potentiels partants, quel serait-il ?

Sébastien : Une bonne préparation c’est très important.

Serge : Bien s’entraîner avec un minimum de 10.000 km avant de partir. Faire du fond et du dénivelé. Faire des petits cols comme en Alsace c’est l’idéal. Il ne faut pas oublier le rythme car c’est une course. Des « GAND WEVELGEM », « MONS CHIMAY MONS » doivent être au programme pour s’endurcir.

 

10) On a donné ta place et ton temps scratch dans le préambule. Tu pensais faire une telle performance ?

Serge : (Sébastien a oublié la question) Non, je pensais juste terminer. C’était l’objectif. Mais au fur et à mesure, cela il a été revu. Plus je roulais, plus je constatais que je pouvais peut-être faire mieux. Au départ, je ne savais pas comment était la concurrence. Et puis, avec le recul, lors du CLM, j’étais dépassé, malade, cela m’a démotivé mais j’ai mordu sur ma chique et j’ai remis en route. Il fallait y aller. Sans les divers pépins, il y avait moyen de faire mieux mais l’essentiel était de terminer et je l’ai fait. C’est ça qui me rend content.

11) Alors, tu remets ça en 2019 ? Ou un autre challenge ?

Sébastien : Le programme pour 2019 n’est pas complètement fixé… mais certain l’Ardéchoise,  le challenge EDH et quelques beaux Marathon VTT (Waimes, Ardenne Trophy, Grand Raid Godefroid) Mais le plus important avec le club-team « VS PONT A CELLE – ECW JEUNESSE », c’est nos jeunes pour 2019. On disposera d’un bon noyau chez les débutants et Juniors. D’ailleurs, je t’invite le 02 février à Luttre lors de la présentation-souper du Club. Mon fiston qui a maintenant 13 ans a décidé depuis peu de stopper le foot (il en fait depuis ses 5 ans) pour faire plus de vélo. C’est un excellent coureur à pied. Cette année, nous avons d’ailleurs, remporté au scratch le « run&Bike » de Sirault et celui d’Evere. Il gagne en solo le Duathlon de Malonne, formule KID, le 11 novembre. Comme tous les gamins que nous sommes, il a besoin de rêver .

Serge : Non. Mais le projet pourrait repartir en 2020. En 2019, je vais rejoindre le « VC PONT A CELLE ». Je vais prendre une licence (master, j’ai 55 ans hein) pour rouler à l’ECW et à l’EdH. L’année 2019 sera chargée. J’aimerais ajouter que je m’entraîne avec Thomas DEGAND (pro chez Wanty-Gobert) et qu’il est de bon conseil. C’est un garçon sympathique, avec un grand cœur. Il est dévoué au cyclisme.

LCOW : En voilà deux que nous suivrons en 2019 car la ligue « EdH » a beaucoup d’épreuves dans notre contrée. Ils seront d’ailleurs avec d’autres lessinois. Cela devient « the place to be ». Merci à Sébastien pour l’invitation. Nous ne manquerons pas d’y répondre. Le club de PONT A CELLE est peu connu en WAPI. Et puis, s’il lance des jeunes c’est important pour la relève de notre cyclisme. Félicitations à eux pour cette compétition dans les Alpes. S’ils ont vécu des moments inoubliables sur la selle, à coup sûr, les mordus de cyclisme en auront fait autant devant leur écran !!!

N.B : Vous pouvez suivre leurs résultats 2019 (ainsi que ceux des autres membres) sur le site ou la page Facebook du « VC PONT A CELLE ».

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